Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a provoqué une vive controverse aux États-Unis ce mardi en affirmant que le pays « semble aller dans la mauvaise direction », des propos qui ont fait grand bruit dans le cadre de l'inauguration d'un nouveau gazoduc en Pennsylvanie.
En tentant de minimiser les répercussions de ses déclarations, l'équipe de Wright s’efforce depuis 24 heures de désamorcer la polémique. En effet, ses paroles, sorties de leur contexte et largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont fait l’objet de nombreux commentaires critiques. Selon une retranscription de son discours, Chris Wright a précisé, « ce n’est pas parce qu’on a l’air d’aller dans la mauvaise direction que c’est la direction que nous prenons ».
Une deuxième erreur en un mois
Les propos controversés de Wright ont été rapidement recadrés par son ministère, qui a diffusé des extraits de son intervention ne contenant pas la référence à la « mauvaise direction ». Cela a entraîné des accusations de manipulation, que le porte-parole a rejetées en qualifiant cela de « montage standard ». Il a affirmé que le secrétaire faisait allusion à la direction présumée du pays sous l’administration de Joe Biden et d’autres dirigeants démocrates.
Cette situation survient seulement un mois après une autre bourde de Wright, qui avait partagé une vidéo sur les réseaux sociaux prétendant que la marine américaine escortait un pétrolier dans le détroit d’Ormuz. Cette vidéo, rapidement désavouée, avait également été attribuée à son équipe. Les experts s'interrogent sur l'impact de ces erreurs sur la crédibilité de l'administration Trump, alors que l’opposition ne manque pas de souligner des incohérences dans la gestion du ministère de l’Énergie.
Une analyse publiée par Le Monde souligne que ces incidents ne sont pas sans précédent dans l’équipe de Trump, où les maladresses en communication semblent fréquentes. Pour certains observateurs, des experts en communication, ces gaffes pourraient nuire à la perception publique de l’administration et de ses initiatives en matière énergétique, surtout en période de transformation des politiques environnementales.







