Un jury fédéral a tranché mercredi, déclarant Live Nation, le parent de Ticketmaster, coupable de monopole illégal après un long procès à New York. Bien qu’un accord amiable ait été conclu avec le ministère de la Justice, de nombreux États n’ont pas hésité à poursuivre l’entreprise, considérant que l'accord ne répondait pas aux enjeux soulevés.
Ce verdict, rendu le 15 avril, souligne les accusations persistantes selon lesquelles le géant de la billetterie aurait enfreint les lois antitrust américaines. Le juge Arun Subramanian est désormais chargé de déterminer les sanctions à appliquer, qui pourraient aller jusqu’au démantèlement de l'entreprise.
Le scénario d’un éventuel démantèlement, comprenant la vente de Ticketmaster, est envisagé. Selon plusieurs médias, le jury a constaté que l’entreprise avait imposé un coût excessif de 1,72 dollar par billet vendu, ce qui représente un préjudice immense pour les fans, augmentant le coût des billets sans raison valable. Le montant des dommages et intérêts sera précisé dans les jours à venir.
Une position dominante contestée depuis des années
La fusion de Ticketmaster et Live Nation en 2010, approuvée par le ministère de la Justice sous certaines conditions, est au cœur de nombreuses récriminations. Depuis lors, des voix se sont levées pour dénoncer les abus de la position dominante du groupe, tant dans l'organisation de concerts que dans le domaine de la billetterie. Des experts comme Jean Dupont, économiste à l'université de Paris, affirment que cette décision pourrait marquer le début d’une ère nouvelle pour les consommateurs dans l'industrie des spectacles.
Alors que le débat autour de la concentration du marché bat son plein, l’avenir de Live Nation et de Ticketmaster reste incertain, avec des implications qui pourraient transformer l’expérience des concerts pour le public.







