L'Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi (ARPE) souligne une tendance préoccupante concernant la rémunération des livreurs. D'après son rapport publié le 24 avril dernier, les revenus horaires des livreurs indépendants continuent de diminuer en 2025, à l'exception notoire d'Uber Eats.
Selon les données présentées, Deliveroo a enregistré une diminution de 2,4% de sa rémunération horaire brute, portant celle-ci à 25,7 euros. De son côté, Stuart a vu ses chiffres chuter de 5%, atteignant 22,7 euros de l'heure. Même Delicity, qui affichait le revenu horaire le plus élevé du panel avec 35,4 euros, a observé une légère baisse de 0,7% cette année.
Toutefois, Uber Eats a su s'écarter de cette tendance, avec une augmentation de 4,7% de son revenu horaire brut, s'élevant à 21,5 euros. Cela représente la première hausse depuis l'instauration des observations de l'ARPE en 2021. Selon le porte-parole d'Uber, cette remontée s’explique par l'instauration d'un revenu minimum par course en juin dernier.
63 heures par semaine pour un salaire brut mensuel de 1.480 euros
Le rapport met également en lumière le phénomène inquiétant d'un allongement du temps de livraison. La durée des courses augmente, mais les tarifs unitaires versés aux livreurs ne suivent pas, comme l'explique l'ARPE. "Les livreurs consacrent souvent jusqu'à 63 heures par semaine pour un salaire brut mensuel de 1.480 euros", souligne un rapport de Le Monde.
Cette situation soulève de nombreuses inquiétudes parmi les livreurs et les partenaires de ces plateformes, certains dénonçant une "pression économique" croissante. Des experts appellent à une régulation plus stricte des plateformes pour garantir des conditions de travail équitables et viables afin de soutenir ces travailleurs essentiels du secteur de la livraison.







