Un puissant séisme de magnitude 6,1 a frappé l'île d'Hokkaido au Japon, tôt ce lundi matin, le 26 avril, causant des inquiétudes chez les autorités. Survenu à 5h30 locale (21h30 GMT dimanche), le tremblement a été enregistré à une profondeur d’environ 80 kilomètres, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA) et l'Institut géologique américain (USGS). Heureusement, aucune alerte au tsunami n'a été émise.
La région est peu peuplée, située à environ 200 kilomètres à l'est de Sapporo. Néanmoins, un responsable de la JMA a mis en garde, déclarant : “dans les zones touchées par les fortes secousses, le risque de chutes de pierres et de glissements de terrain est réel”. Peu de temps avant ce tremblement, un séisme de magnitude 5,0 avait également été signalé en mer, plusieurs centaines de kilomètres plus au sud.
Les secousses s’enchaînent
Ce tremblement de terre intervient moins d'une semaine après que la JMA a averti d'un risque accru de mégaséisme (magnitude 8,0 ou plus), consécutif à un précédent séisme de magnitude 7,7 qui a eu lieu au large de la préfecture d'Iwate. Ce dernier événement avait déjà engendré des blessures chez six personnes et causé des dommages à de grands immeubles à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre. Par ailleurs, des vagues de tsunami d’1 mètre avaient frappé un port d’Iwate.
En réponse à ces événements, la JMA a souligné que “la probabilité d'un nouveau séisme majeur est relativement plus élevée que d’ordinaire”. Le Japon, à la croisée de quatre plaques tectoniques le long de la fameuse ceinture de feu du Pacifique, est particulièrement enclin à des risques sismiques, enregistrant environ 1 500 tremblements par an. Cela représente près de 18 % des séismes mondiaux, soulignant la vulnérabilité persistante de cette nation insulaire, qui abrite près de 125 millions d'habitants.







