L’élu ciottiste de l’Hérault, Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a lancé une vive dénonciation, affirmant que des « fausses informations » circulent dans le seul but de discréditer son rapport, dont le vote par les députés est prévu aujourd’hui.
Après des mois de travaux délicats, les membres de la commission doivent se prononcer sur la publication d'un rapport de 400 pages incluant 80 recommandations, parmi lesquelles la potentialité de supprimer France 5 et une réduction des budgets alloués aux divertissements, ce qui suscite une forte controverse. Une partie des propositions va à l'encontre des attentes de nombreux citoyens, notamment la nomination des dirigeants politiques qui pourrait exacerber la politisation de l’audiovisuel.
Les tensions se sont accentuées ce lundi sur RMC, où Alloncle a déclaré que certains de ses collègues « préparent la censure » en diffusant des informations trompeuses sur le contenu de son rapport. « On a dit que je voulais la fin du Tour de France et de Roland-Garros sur le service public, mais mon rapport dit tout le contraire », a-t-il affirmé, tout en plaidant pour une diminution de 33 % du budget sportif de France Télévisions.
« Ce sont des gens qui ont un problème fondamental avec la démocratie »
Alloncle souligne que ces fausses informations, propagées durant le week-end, visent à entacher son rapport et à créer un environnement hostile en vue du vote, qui déterminerait si le rapport sera diffusé au public une semaine plus tard. Un vote défavorable serait inédit et signifierait que les détails du rapport demeureraient cachés.
Il rappelle également l'importance d'un soutien majoritaire parmi les 30 membres de la commission, car sans cela, une transparence sur les recommandations suggérées sera impossible. Les inquiétudes précédemment exprimées lors des discussions à huis clos sur les conclusions du rapport rendent l'issue incertaine.
« Je déplore le front uni des députés de gauche et macronistes opposés à la création de cette commission d’enquête, brisant ainsi une tradition qui permettrait à chaque groupe d’opposition de faire entendre sa voix. Ces actions révèlent une opposition profonde à la démocratie et au pluralisme », conclut Alloncle avec une fermeté palpable, dénonçant une tentative de masquer la vérité.







