La situation politique de Keir Starmer semble précaire. Les appels à sa démission continuent d’augmenter au sein de son propre camp. Le discours clé prononcé le 11 mai, à la suite de la débâcle électorale du Labour, n’a pas apaisé les tensions, mais a plutôt intensifié la pression.
Selon des sources britanniques, notamment la BBC et The Times, 81 députés ont ouvertement demandé à Starmer de partir ou de fixer une date pour son départ. Ce nombre est significatif, car il représente les 20% nécessaires pour initier une procédure de contestation de sa direction, bien que cela ne soit pas encore acté.
La perte de confiance envers Starmer s'est manifestée au sein même de son gouvernement. Juste avant un conseil des ministres, la secrétaire d'État au logement, Miatta Fahnbulleh, a annoncé sa démission, déclarant : "La population demande un changement. Le public doute de votre capacité à le mener – et moi aussi". Quelques heures plus tard, Jess Phillips, secrétaire d'État chargée de la lutte contre les violences faites aux femmes, a également quitté le cabinet, exprimant son désaccord avec la direction actuelle.
Des figures importantes de son gouvernement, telles que la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood, ont également plaidé pour un changement de direction. Même Darren Jones, considéré proche de Starmer, a affiché sa prudence quant à la situation actuelle.
"Le pays attend de nous que nous continuions à gouverner"
Malgré ces pressions, Starmer s'accroche fermement à son poste. Lors d'une réunion avec ses ministres, il leur a affirmé qu'il souhaitait "continuer à gouverner", ajoutant que la nation attend de son gouvernement qu'il assume son rôle. "Je prends la responsabilité des résultats électoraux", a-t-il souligné.
Certains membres du gouvernement ont affiché leur soutien à Starmer, comme le secrétaire d'État au logement, Steve Reed, qui a évoqué les "conséquences de l'instabilité". John Healey, secrétaire d'État à la Défense, a également fait écho à ces sentiments, soulignant que le peuple souhaite un gouvernement solide face à des crises mondiales.
Des noms évoqués pour son remplacement
En cas de départ de Starmer, plusieurs noms circulent pour le remplacer, notamment Wes Streeting, ministre de la Santé, qui pourrait facilement reprendre les rênes, et Andy Burnham, maire de Manchester. Angela Rayner, l'ancienne vice-Première ministre, est également fréquemment mentionnée.
La popularité de Starmer a chuté depuis sa victoire aux élections de 2024, où il a mis un terme à 14 ans de gouvernement conservateur. Des critiques pointent ses erreurs récentes, notamment des scandales concernant des nominations controversées.
Alors que son gouvernement fait face à des défis croissants, tant sur le plan national qu'international, la pression sur Keir Starmer continue de s'accentuer, le poussant dans une situation politique délicate à un moment critique pour le Royaume-Uni.







