Mardi, la ville de Nabatiyé a été visée par des frappes israéliennes, peu après un appel à l'évacuation lancé par les autorités israéliennes, au lendemain d'un raid ayant causé la mort d'au moins 11 personnes dans l'est du Liban.
L'armée israélienne a également annoncé une extension de ses opérations terrestres contre le Hezbollah, dépassant ce qu'elle appelle la "ligne jaune", une démarcation historique dans le sud du pays.
Cette intensification des frappes survient après des déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a promis de "neutraliser" le mouvement pro-iranien, renforçant ainsi les inquiétudes parmi la population civile.
Des témoins au sol, y compris un correspondant de l'AFP, ont rapporté avoir vu des explosions et de la fumée s'élever de plusieurs zones de Nabatiyé. Un porte-parole militaire a conseillé aux habitants de quitter la ville, en leur ordonnant de se diriger vers le nord de la rivière Zahrani.
Depuis le début du conflit avec le Hezbollah en mars, Nabatiyé a été massivement désertée, et les frappes continuent malgré une trêve qui a été censée entrer en vigueur le 17 avril. D'après le ministère de la Santé, d'autres frappes dans le sud ont déjà coûté la vie à plus d'une centaine de secouristes, dont des membres affiliés au Hezbollah, avec un bilan tragique de 120 secouristes tués à ce jour.
L'Agence nationale d'information a également rapporté des frappes dans plusieurs localités autour de Tyr, provoquant une nouvelle vague de panique parmi les résidents. Les évacuations obligatoires ont renforcé l'exode des habitants encore présents.
L'armée israélienne a émis un nouveau décret d'évacuation pour les localités de Machghara et Sohmor, ciblant spécifiquement la région du barrage de Qaraoun, essentielle pour la sécurité des habitants, comme l'a souligné l'agence Ani.
Ce barrage est particulièrement vulnérable et son organisme gestionnaire a appelé à une intervention internationale pour éviter des bombardements potentiellement catastrophiques. Selon les autorités, les frappes de lundi auraient provoqué des pertes considérables, dont des enfants et des femmes, amplifiant la crise humanitaire.
En réponse à ces agressions, le Hezbollah a annoncé avoir repoussé une incursion israélienne près de Zaoutar, utilisant des drones et des obus, alors que des combats se poursuivent dans cette zone complexe.
Bien que les tensions restent extrêmement élevées, Benjamin Netanyahu a promis d'intensifier les frappes contre le Hezbollah, tandis que le ministre des Finances a évoqué des mesures drastiques pour faire front à cette menace. Alors que le nombre total de victimes depuis le début du conflit dépasse désormais 3 213, d'après le dernier bilan du ministère de la Santé, la situation au Liban demeure intenable.







