Ce mardi 26 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé son indignation devant l’Assemblée nationale, évoquant une potentielle saisine de la justice française. Il a jugé le traitement réservé par le gouvernement israélien aux militants de la flottille pour Gaza comme "odieux", une réaction provoquée par la diffusion d’une vidéo choquante qui a suscité un tollé international.
"Les actes sont non seulement odieux, mais aussi inacceptables sur le plan humain et juridique", a-t-il déclaré, soulignant la gravité des incidents, incluant des traitements inhumains. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également annoncé qu’il se réunira avec les avocats concernés, précisant que la France n’exclut pas de porter l’affaire devant sa propre justice, compte tenu des ressortissants français impliqués.
Cette affirmation est survenue après des questions posées par la cheffe de file des députés écologistes, Cyrielle Chatelain. Le gouvernement français n’a pas hésité à réagir fermement, notamment en excluant l’accès à son territoire à Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale. Ceci fait suite à la publication d'une vidéo montrant des militants agenouillés et mains liées.
Les témoignages de plusieurs militants capturés ont mis en lumière des allégations de violences, d' attouchements et d'humiliations encourues pendant leur détention, amplifiant la controverse. Barrot a même demandé à l'Union européenne d’envisager des sanctions contre Ben Gvir, soulignant l’urgence d’une réponse collective.
Ce type de traitement a été critiqué même en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu affirmant que ces actions ne respectent pas les valeurs de l'État israélien.
Plusieurs navires avaient quitté la Turquie le 14 mai pour tenter de briser le blocus de Gaza, qui endure encore les séquelles de deux années de guerre. Au total, 430 militants ont été interpellés par les autorités israéliennes, dont 37 Français, tous expulsés le jeudi suivant cette opération.







