l'essentiel
Malgré les conditions extrêmes, deux navigateurs français ont montré une résilience étonnante en survivant cinq jours en mer après un accident sur leur catamaran. Ils ont été retrouvés dans un canot de sauvetage non loin des côtes marocaines.
Le 29 mai, leur calvaire a pris fin lorsque Vincent Danzé, âgé de 25 ans et originaire d'Alsace, et son compagnon, ont été repérés par un navire commercial portugais en Méditerranée.
Vincent Danzé et un navigateur professionnel, portés disparus en mer, ont été retrouvés sains et saufs. pic.twitter.com/eR3hJl2vI7
— franceinfo (@franceinfo) May 29, 2026
Pour leurs familles, ces derniers jours furent interminables. À partir de la disparition de leur catamaran, le Stella, l'inquiétude a crescendo.'
Une barre énergétique par jour
Cela commence la nuit du 24 au 25 mai, lorsqu'une alerte est envoyée au Centre marocain de sauvetage maritime, signalant que leur embarcation est en difficulté. Les deux navigateurs se retrouvent alors dans un canot de secours, à la merci des éléments.
Rapidement, ils se rendent compte qu'il est crucial de rationner leur approvisionnement en nourriture et en eau. "Mon fils a bu une bouteille d'un litre et demi d'eau et a limité sa consommation à une barre énergétique par jour", explique le père de Vincent à France 3 Grand Est. Selon ses dires, les deux hommes avaient foi dans leurs capacités de survie, espérant que les vents les ramèneraient vers les côtes.
L'espoir au fil des jours
Durant leur dérive, Vincent et son compagnon ont eu des instants d'espoir en apercevant plusieurs navires à proximité. "Vincent a tout raconté au téléphone; il semblait si proche de la fin de cette épreuve", confie Sarah Danzé, la sœur de Vincent.
Malheureusement, selon les dires de leur famille, aucun des navires aperçus ne s'est arrêté, malgré leur proximité. "Il y a eu des bateaux qui passaient, mais ils ne se sont pas arrêtés", déplore Adrien, le frère de Vincent. "Ils étaient convaincus d'être enfin sauvés, mais la réalité était cruelle."
Malgré les défis, l'esprit combatif de Vincent et la force de leur amitié ont permis aux deux hommes de rester positifs. "Vincent est très débrouillard", souligne sa sœur. Cependant, elle décrit la fin de leur expérience comme un véritable miracle. Le cinquième jour, leur chance a tourné grâce à un porte-conteneurs portugais qui a croisé leur chemin et signalé leur présence. "C'était le bon moment et le bon endroit", conclut Sarah, visiblement soulagée et reconnaissante pour ce dénouement inattendu.







