Chauffeur Uber frustré souhaitant ravager un quartier huppé ou victime d'un procès injuste ? Le sort de Jonathan Rinderknecht, accusé d'avoir intentionalement mis le feu à l'un des incendies meurtriers de Los Angeles en 2025, soulève de nombreuses interrogations.
Rinderknecht doit comparaître ce lundi dans un tribunal fédéral de la ville, lors d’une ses premières audiences dont le but est de sélectionner les jurés.
L'accusation lui reproche d'être derrière l'incendie survenu lors de la nuit du Nouvel An 2025, initialement jugé maîtrisé, mais qui a finalement ravagé le quartier flamboyant de Pacific Palisades six jours plus tard.
Dans cette zone exclusive de Los Angeles, célèbre pour ses villas de luxe surplombant l'océan, des milliers de maisons ont été anéanties et 12 vies perdues parmi les 31 victimes des incendies ayant frappé en janvier 2025.
Rinderknecht plaide non coupable des accusations portées contre lui.
Selon des documents judiciaires révélés en mai, les procureurs le décrivent comme un chauffeur Uber en colère, ayant voulu venger son hostilité envers une société qu'il juge capitale, et ciblant le quartier de Pacific Palisades, où il aurait résidé par le passé.
- "Un esprit furieux" -
Deux semaines avant les faits, des recherches sur Internet de Rinderknecht comprenaient des phrases comme "éliminons tous les milliardaires".
Il aurait également cherché le slogan "libérez Luigi Mangione", une référence à un Américain accusé d'un meurtre controversé récemment qui a indigné l'opinion publique.
De nombreux passagers qu'il a transportés au cours de la soirée du Nouvel An 2025 le décrivent comme étant en proie à une colère intense, conduisant erratiquement tout en partageant des frustrations contre le système.
L'accusation met en avant un caractère obsessionnel pour le feu, évoquant qu'il aurait appelé les services d'urgence avant de disparaître des lieux.
Cependant, l'avocat de Rinderknecht, Steve Haney, le défend comme un "bon samaritain", ayant effectué une quinzaine d'appels pour alerter les secours concernant l'incendie initial.
La défense soutient que le sinistre de la nuit de la Saint-Sylvestre résulte de feux d'artifice tirés par d’autres personnes et non par son client, dépeignant plutôt Rinderknecht comme un bouc émissaire face à l’incompétence des pompiers de Los Angeles.
Le procès devrait se prolonger durant un peu plus d'une semaine, une affaire qui remet en question la ligne entre la justice et le jugement populaire.







