Les tensions renouvelées au Moyen-Orient prennent une tournure inquiétante avec l'intensification des frappes américaines sur l'Iran. En réponse, cette dernière menace désormais de perturber le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
Le 10 juin, les États-Unis ont exécuté des frappes en légitime défense sur des cibles en Iran après une série d'avertissements de leur président, Donald Trump. Ces frappes, décrites par le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) comme une réponse à l'agression continue de l'Iran, ont été effectuées à 17h15 (heure de Washington). Des médias iraniens ont rapporté des explosions dans plusieurs villes, y compris Bandar Abbas, après que les États-Unis aient frappé des installations militaires stratégiques.
Le détroit d'Ormuz totalement verrouillé
En conséquence de ces attaques, l'armée iranienne a déclaré qu'elle considérerait comme des cibles tout navire entrant dans le détroit d'Ormuz, qui est désormais « complètement fermé » aux navires commerciaux. Cette annonce a été relayée par plusieurs médias iraniens, indiquant que deux navires tentant de traverser le détroit ont été attaqués. En contraposée, le Centcom a assuré que la sécurité du détroit restait intacte et que le passage continuait.
Par ailleurs, l'Iran a aussi revendiqué des attaques contre des installations militaires américaines à Bahreïn, mettant en lumière une escalade significative des hostilités. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir ciblé des bases militaires au Koweït et à Bahreïn, intensifiant les hostilités dans la région.
Appels à la désescalade
Des hauts responsables iraniens auraient contacté Donald Trump, demandant la cessation des frappes, selon un journaliste de Fox News. Cependant, cette information a été démentie par les Gardiens de la Révolution, qui ont dénoncé l'attitude des États-Unis comme étant provocante. Dans une déclaration commune, vingt-deux nations, y compris des États-Unis et des pays européens, ont condamné les actions iraniennes, appelant au respect de la paix.
En réponse aux récentes escalades, l'Iran avait déjà pris la responsabilité d'attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie et à Bahreïn. La situation demeure critique alors que les tensions entre les deux pays continuent d'engendrer des inquiétudes quant à la sécurité du passage maritime, vital pour le transport de pétrole.
Vers un impact global sur l'approvisionnement pétrolier
Avec l'armée koweïtienne surveillant des cibles aériennes indéterminées, et les forces jordaniennes neutralisant des missiles en direction d'une base américaine, la tension augmente. Les États-Unis, de leur côté, ont neutralisé un pétrolier qui tentait de contourner leur blocus des ports iraniens, entraînant la perte de plusieurs membres d'équipage. Sur Truth Social, Donald Trump a également affirmé que l'armée américaine avait réussi à sécuriser le passage de 100 millions de barils de pétrole dans le détroit d'Ormuz, soulignant encore plus l'importance géostratégique de cette voie.







