Le candidat Horizons a négligé les magistrats, un choix politique tactique pour protéger Darmanin.
C'est un moment charnière pour la campagne présidentielle qui a débuté ce dimanche 5 juillet lors d'un rassemblement à Paris dirigé par Édouard Philippe. La manière dont ce dernier a interagi avec ses partisans sera rapidement éclipsée par des développements judiciaires concernant le Rassemblement National. Ce mardi, la nation attend avec impatience le nom du candidat que le RN proposera pour 2027. Les décisions de la Cour d’appel de Paris, qui tranchera entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, risquent une fois de plus de susciter des accusations à l'encontre du système judiciaire.
Dans ce contexte, un message plus bienveillant envers l'institution judiciaire aurait été souhaitable de la part d'Édouard Philippe. Au lieu de cela, il a plaidé pour que « l'autorité des gouvernements sur les parquets soit rétablie ». Bien qu'il ait mentionné les délais de justice en France, ce n'était pas pour promettre davantage de ressources à la justice, mais plutôt pour « donner aux maires un pouvoir de sanction pénale ».
Quelle est la raison de ce manque de considération pour la justice ? Pour Édouard Philippe, il s'agissait avant tout de soutenir son camarade Gérald Darmanin, particulièrement exposé dans le cadre de la gestion de l'affaire Lyhanna. En esquivant les noms d'autres personnalités comme Attal ou Retailleau, Philippe a choisi de sauver son allié au lieu de mettre en avant le besoin d'une institution judiciaire forte. Ce choix semble en contradiction avec un discours qui se voulait respectueux des valeurs républicaines.
Lire aussi







