La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, attend avec impatience le verdict de la cour d’appel de Paris, qui se prononcera ce 7 juillet sur l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. La leader politique espère une peine d’inéligibilité de moins de deux ans pour pouvoir se présenter en 2027. Pensons aux différents scénarios possibles à la lumière de cette décision cruciale.
Le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle française de 2027 “sera défini de manière définitive”, note The Nation. La cour d’appel pourrait ainsi rendre son verdict dans une affaire qui pourrait mettre un terme à la carrière politique de Marine Le Pen, si la peine est très sévère.
De quoi est-elle accusée ?
Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité, une décision qui a “marqué les esprits”, rappelle le Courrier International. Il lui est reproché, ainsi qu’à son parti, d’avoir employé des assistants parlementaires rémunérés par des fonds publics européens, mais qui n’auraient pas accompli de tâches réelles pour le Parlement européen.
Les débats ont mis en lumière ce que Le Temps qualifie d’“absence de preuves tangibles” concernant le travail effectif de ces assistants. Lors de la première instance, le parquet avait requis 100 000 euros d’amende, quatre ans de prison (dont un ferme, aménageable sous bracelet électronique), et cinq ans d’inéligibilité.
En février, lors du procès en deuxième instance, les réquisitions ont été similaires, sauf pour l’exécution immédiate, qui n’a pas été demandée. Les observateurs restent attentifs à cette décision qui pourrait priver Marine Le Pen de sa candidature.
Pourquoi la peine d’inéligibilité de deux ans est-elle cruciale ?
Les avis divergent sur les perspectives de la cour d’appel. Certains analystes s’accordent à dire qu’il est peu probable que le meilleur scénario pour elle – la relaxe – se concrétise. Pour espérer une participation à la compétition présidentielle, sa peine d’inéligibilité devrait être réduite à moins de deux ans, tout en bénéficiant d’un sursis pour sa peine d’emprisonnement.
Certaines hypothèses, comme celle d’une condamnation à deux ans sans exécution immédiate, pourraient lui permettre de participer à la présidentielle, si son inéligibilité arrivait à échéance juste avant le premier tour, selon Le Soir.
À quoi s’attendre pour la suite ?
Si la peine devait être d’un an d’emprisonnement ferme avec un bracelet électronique, cela compliquerait sérieusement sa campagne, et pourrait même la pousser à renoncer à sa candidature. Elle a affirmé qu’il lui “serait pas possible” de mener une campagne avec des contraintes. Sa décision concernant sa candidature dépendra directement du verdict de la cour.
Si toutefois elle choisissait de ne pas se présenter, son protégé, Jordan Bardella, serait prêt à prendre la relève. Cependant, il doit également faire face à ses propres défis juridiques, comme l’indiquent des enquêtes récentes.







