Invité sur Figaro TV, le général Pierre de Villiers, ancien chef d'état-major des armées, a exprimé ses préoccupations suite à l'opération militaire américaine qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro. Cette opération, marquée par l'efficacité des États-Unis, soulève des questions sur la capacité de la France à agir seule dans un monde de plus en plus dominé par les grandes puissances.
Le général a indiqué que l'arsenal français, qui ne compte que 200 avions de combat, dont 150 opérationnels, est nettement insuffisant par rapport aux moyens déployés par l'armée américaine. « La France seule aurait été incapable de mener une telle opération », a-t-il affirmé, mettant en évidence une vulnérabilité stratégique face à un environnement géopolitique en mutation.
De plus, il précise que cet événement illustre des préoccupations qu'il avait déjà soulevées en 2017, lors de sa démission retentissante, liée au « retour des États-puissances ». Alors que les armées de classe mondiale continuent de moderniser leurs forces, l'armée française reste dans un cycle de délabrement de ses outils de défense, un phénomène observé depuis la chute du Mur de Berlin.
« L'accumulation de retard est inimaginable. Nous sommes désormais du côté des faibles », déclare Villiers. Ce constat alarmant fait écho à des analyses récentes de think tanks militaires en France, qui tirent la sonnette d'alarme sur le manque de préparation face à des conflits potentiels. Des experts soulignent la nécessité d'une réévaluation des priorités stratégiques et d'un investissement accru pour rétablir l'équilibre.
En conclusion, le général de Villiers appelle à une prise de conscience nationale sur les enjeux de défense, afin que la France puisse retrouver sa place dans le concert des nations. Le débat est lancé, et les enjeux au niveau international n'ont jamais été aussi cruciaux.







