L'attaque militaire américaine qui a récemment conduit à la capture de Nicolas Maduro a laissé une empreinte profonde sur le pays, et particulièrement sur la rentrée scolaire qui a eu lieu lundi. Alors que les élèves reprennent le chemin des classes, un mélange de peur et d’anxiété plane sur les esprits, surtout les plus jeunes.
Maria, 13 ans, élève en 4e au lycée Andres Bello de Caracas, a déclaré : "Je suis vivante, ma famille est vivante. Je préfère me concentrer sur ma vie scolaire plutôt que sur Maduro ou d'autres enjeux politiques." Elle souligne l'importance de ses camarades et de l'école dans un contexte de crise.
Pourtant, ses amies ne partagent pas totalement son optimisme. "J'ai peur de ne pas pouvoir continuer mes études," confie l'une d'elles, illustrant les préoccupations qui préoccupent de nombreux élèves.
Face à la violence des événements récents, les autorités éducatives ont appelé les enseignants à écouter leurs élèves et à s’assurer de leur bien-être émotionnel. Joel Acosta, directeur de l'établissement, explique : "Nous devons adapter nos méthodes pour répondre à la situation actuelle. Nos élèves doivent comprendre les défis auxquels nous faisons face, et que ces moments sont difficiles pour chacun d'entre nous.".
Malgré la reprise des cours, la participation des élèves était faible, avec seulement un tiers d'entre eux présents, selon le directeur. La tension sociale pesante se fait ressentir, même si la vie quotidienne commence à reprendre son cours, avec des queues aux supermarchés qui se dissipent lentement.
Les autorités ont rapporté plus de 100 décès lors de l'opération militaire, amplifiant un sentiment d'incertitude au sein de la population. Les témoignages des enseignants, tels que ceux de Katy Valderrama, mettent en lumière la détresse émotionnelle des jeunes. "C'était un événement tragique, traumatisant pour nos élèves," a-t-elle affirmé, incitant ses élèves à exprimer leurs ressentis à travers des dessins.
Le ministre de l'Éducation, Hector Rodriguez, a exhorté à l'unité parmi les éducateurs, rappelant l'importance de protéger les communautés scolaires dans cette période difficile, offrant son soutien aux élèves. Une élève, Laura, a partagé sa frustration : "Je ne peux pas croire que tout cela ait affecté mes vacances!" Son amie, Kelly, a acquiescé, soulignant les désagréments causés par l'attaque sur leur quotidien.
Alors que le Venezuela traverse une période tumultueuse, le retour en classe se conjugue avec des inquiétudes persistantes et un besoin urgent de soutien émotionnel. Les écoles prennent conscience qu'elles jouent un rôle crucial dans l'accompagnement des jeunes faces à ces bouleversements.







