Une ressortissante franco-iranienne a été blessée lors des récentes manifestations en Iran, a révélé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors d'une déclaration à l'AFP et à Radio France.
Bien que Barrot ait confirmé cette information, il n'a pas divulgué de détails sur la gravité des blessures de la victime. Il a toutefois souligné que celle-ci est sous surveillance médicale et que la France veille attentivement sur sa situation. "Nous avons contacté les ressortissants français inscrits sur le registre de l'ambassade à Téhéran, et avons réussi à joindre une grande partie d'entre eux", a-t-il déclaré.
Les manifestations contre le régime iranien, en cours depuis plusieurs mois, ont été marquées par une répression sans précédent, entraînant la mort de milliers de personnes. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a récemment rapporté qu'au moins 3.428 personnes avaient perdu la vie. D'autres organisations, comme Amnesty International, estiment que ce chiffre pourrait être encore plus élevé, tandis que l'égalité des droits et la justice sont au cœur des revendications des manifestants.
La coupure intentionnelle des connexions internet et téléphoniques par les autorités rend difficile l’établissement d’un comptage précis des victimes. Des réseaux de soutien et des journalistes indépendants, selon un rapport d'Le Monde, continuent de documenter les abus de l'État mais font face à des obstacles majeurs.
Des experts en droits humains soulignent que la situation en Iran pourrait se détériorer davantage si la communauté internationale n'intervient pas rapidement. "Il est crucial que les gouvernements du monde entier condamnent ces actes répressifs", affirme un analyste d'Amnesty International.
Alors que la colère gronde sur le terrain en Iran, la France et d'autres nations surveillent de près l'évolution de la situation, espérant un rétablissement de la paix et de la justice pour tous.







