Le Sénat relance le débat sur l'aide à mourir : entre espoirs et réticences

Une semaine de discussions au Sénat sur la fin de vie pourrait bouleverser les pratiques médicales.
Le Sénat relance le débat sur l'aide à mourir : entre espoirs et réticences

Le débat sur la fin de vie resurgit ce mardi au Sénat, après plusieurs mois d'attente. Les sénateurs ont adopté des modifications aux textes qui avaient été approuvés par l'Assemblée nationale en mai dernier. Désormais, le concept de « droit à l’aide à mourir » a été revisité en « assistance médicale à mourir », et son champ d'application a été fortement limité.

Au sein du Sénat, le président Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement envers une législation visant à garantir une fin de vie digne. Cependant, la divergence des avis entre les deux chambres complique l'avancée de cette réforme, présentée comme une mesure essentielle de son second quinquennat.

Rappelons que ce projet a été formé en deux volets : un premier axé sur le développement des soins palliatifs, qui a rencontré un large consensus, et un second, davantage controversé, qui touche à l'aide médicale à mourir. La proposition adoptée par les députés permet aux patients majeurs souffrant d'une maladie grave et incurable, en phase terminale, de bénéficier d'une aide pour mettre fin à leurs souffrances, à condition qu'ils soient physiquement capables de s'administrer eux-mêmes le produit létal.

Une assistance médicale à mourir sous conditions

Les rapporteurs du parti Les Républicains, Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, se montrent critiques face à cette initiative. Bien qu'un rejet total par le Sénat semble peu probable, la version amendée par la commission des affaires sociales se veut plus restrictive que son homologue de l'Assemblée. En effet, le texte stipule que l'assistance médicale à mourir ne devrait être envisagée que pour les patients ayant un « pronostic vital » engagé dans un délai de quelques heures à quelques jours.

Cette demi-mesure ne satisfait ni les fervents défenseurs de l'euthanasie, qui voient cette approche comme un affaiblissement des droits des patients, ni ceux qui s'opposent catégoriquement à toute forme d'aide à mourir. Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, exprime son désaccord : "La main qui soigne ne peut pas donner la mort. Cette modification dénature le message de soins palliatifs et d'accompagnement des malades en fin de vie.”

Avec plus de 300 amendements déposés, les sénateurs vont débattre du texte pendant une semaine. Un vote est prévu le 28 janvier, mais la procédure ne s'arrêtera pas là, car le texte retournera ensuite à l'Assemblée nationale pour une seconde lecture. Comme l'indique le site de Franceinfo, les discussions actuelles mettent en lumière des enjeux éthiques et pratiques cruciaux qui pourraient redéfinir le paysage médical français.

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