Comme beaucoup de jeunes mamans, Elodie Vincent a réalisé que l'accompagnement s'estompe souvent après la naissance d'un enfant. "Durant la grossesse, nous bénéficions d'un suivi constant, mais une fois le bébé arrivé, il est fréquent de se sentir seule face à de nouveaux défis," témoigne-t-elle. Cette infirmière de 32 ans est maman d'un petit garçon et a découvert l'association Super Mamans en 2024.
Créée en Suisse il y a maintenant 11 ans, cette initiative propose un soutien périnatal aux jeunes mamans, en particulier lors de grossesses difficiles. Les bénévoles, au nombre de 80 en Normandie, offrent des services variés, du partage de repas sains au soutien psychologique. "Cuisiner pour les mamans, c'est notre manière de veiller à leur bien-être, car, après avoir accouché, il est trop courant de grignoter sur le pouce," explique Elodie, insistant sur l'importance d'une alimentation équilibrée pour retrouver de l'énergie après l'accouchement.
Un autre aspect essentiel de l'association est d'apporter une écoute empathique. "Il peut être plus simple d'ouvrir son cœur à une inconnue lorsque l'on ressent des doutes sur sa nouvelle identité de mère," ajoute-t-elle. Dans un monde où le bien-être des parents est souvent délaissé, des voix comme celle d'Elodie sont nécessaires. Super Mamans représente une lueur d'espoir pour celles qui naviguent dans les eaux parfois tumultueuses du post-partum.
Avec son métier d'infirmière de nuit et un jeune enfant, Elodie réussit à s'investir dans cette belle cause, espérant qu'un jour elle sera reconnue d'utilité publique. "Nous voulons créer un réseau solide pour que chaque jeune maman se sente entourée et soutenue par sa communauté," conclut-elle. Grâce à des initiatives comme celle-ci, de plus en plus de mères peuvent envisager la maternité sous un jour bienveillant et solidaire.







