En février dernier, un incident tragique a secoué la tranquillité de la propriété de Luc Besson à Cisai-Saint-Aubin, en Normandie. Deux chasseurs, poursuivant un cerf avec une meute de chiens, ont pénétré sur le terrain de l’acclamé réalisateur. Non seulement ils ont mis fin à la vie de l'animal sur la terrasse de sa maison, mais cela s'est également produit sous le regard choqué de sa mère, qui enregistrait la scène avec son téléphone.
A l'issue d'un procès, le tribunal a jugé les deux hommes coupables d'infractions graves : « chasse sans autorisation sur propriété privée » et utilisation d'un « moyen prohibé ». Ils ont été condamnés à une amende de 600 euros, ainsi qu'à un retrait temporaire de leur permis de chasse pour un an, selon des informations rapportées par Le Monde. De plus, ils devront suivre un stage de sensibilisation à la réglementation de la chasse, pris en charge par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Le tribunal a déterminé que le cerf n'était pas gravement blessé avant l'arrivée des chasseurs, qui ont tenté de justifier leur action en affirmant qu'ils voulaient abréger les souffrances de l'animal. Cependant, le tribunal a estimé qu'ils auraient dû reculer les chiens, appeler les autorités compétentes et sécuriser la situation pour éviter de tels actes barbares. Luc Besson, sous le choc, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, en espérant que ce jugement persuadera les chasseurs de réfléchir à la cruauté de leurs actions. « Le cerf aurait dû être laissé tranquille », a-t-il déclaré.
Ce cas a suscité de vives réactions au sein de la communauté animaliste. Des organisations comme l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) ont salué le verdict, considérant que cela pourrait être un tournant pour la réglementation de la chasse. Domitille Moreau, porte-parole de l’ASPAS, a déclaré : « Ce jugement est un message fort en faveur de la protection des animaux. Nous espérons que cela encouragera d'autres actions similaires contre les abus en matière de chasse. »
En attendant, la question se pose de savoir si cet incident incitera à un débat plus vaste sur la chasse en France, un sujet déjà controversé dans le pays. Les défenseurs des droits des animaux continuent de faire pression pour renforcer les lois concernant la chasse sur les propriétés privées, espérant que des tragédies comme celle-ci n'auront plus lieu à l'avenir.







