Le groupe Castel, réputé pour ses marques de boissons, est désormais au cœur d'une tempête fiscale. Selon des déclarations d'Alain Castel, dirigeant de Castel Vins, l'entreprise pourrait faire face à un redressement fiscal colossal, pouvant atteindre un milliard d'euros. Cette annonce, révélée dans le quotidien Sud Ouest, a immédiatement été désavouée par la maison-mère DF Holding, qui qualifie ces affirmations de "non-fondées".
"Bercy a effectivement ouvert des investigations sur le groupe pour plusieurs années", a affirmé Alain Castel. Malgré le ton alarmant de ses propos, DF Holding a vite tempéré cette déclaration en précisant que le chiffre avancé d'un milliard ne représente qu'une "supposition", et a insisté sur le caractère confidentiel des discussions avec l'administration fiscale. "Cette interprétation est exagérée et simpliste", a-t-elle ajouté.
La discorde s'accentue entre Alain Castel et Gregory Clerc, le directeur général de DF Holding, au cœur d'un conflit de gouvernance qui perdure. Alain Castel a accusé Clerc de "captation du pouvoir" et de diriger par la "peur". En réponse, DF Holding a enregistré son mécontentement relatif à la communication unilatérale de Castel Vins, rappelant que ces discussions sont du domaine exclusif de la direction centrale.
Des sources indiquent que cette crise de gouvernance est exacerbée par des tensions familiales au sein du groupe, notamment après une tentative infructueuse de révoquer Clerc lors d'une assemblée générale à Singapour. Selon certains experts, cette situation pourrait sérieusement nuire à l'image du groupe, bien que celui-ci soit reconnu pour ses marques emblématiques comme Baron de Lestac et Listel en France, ainsi que ses bières en Afrique.
Le redressement fiscal envisagé semble s'articuler autour de la localisation de la prise de décision du groupe. DF Holding, régie par le droit luxembourgeois, a maintenu ses équipes en France, ce qui soulève des questions sur la légitimité de la répartition fiscale. Les implications juridiques de cette situation sont donc considérables et pourraient avoir des répercussions durables sur la stratégie fiscale du groupe.
En outre, un autre aspect de cette épreuve réside dans une enquête menée par l'Office national antifraude (Onaf), qui inspecte les activités de l'entreprise depuis 2022. Les résultats de cette enquête, ainsi que ceux des régularisations fiscales, impatiente de nombreux observateurs.
Pour l'instant, alors que le groupe navigue à travers des eaux tumultueuses, bon nombre s'interrogent sur l'avenir de Castel et ses implications sur l'industrie des boissons en France, notamment dans un contexte où la transparence fiscale est plus que jamais sous les projecteurs.







