Cinq jours après l'investiture du général Mamadi Doumbouya, mettant fin à une longue période de transition politique, le gouvernement guinéen a annoncé sa démission. Cette démarche a été rendue publique via un communiqué émanant de la présidence guinéenne.
Le président Doumbouya, qui a pris ses fonctions le samedi 22 janvier, a également signé un décret mettant fin aux fonctions du Premier ministre Amadou Oury Bah. Cette décision s’inscrit dans un contexte où la Guinée s'apprête à former un nouveau gouvernement dans les jours à venir.
Le communiqué précise que le chef de l’État prévoit de fixer la date des prochaines élections en février. Doumbouya, élu pour un mandat de sept ans, a précédemment dirigé le pays d'une main de fer après avoir pris le pouvoir lors d'un coup d’État en septembre 2021.
Malgré sa promesse précédente de rétablir le régime civil, la situation politique semble se maintenir dans un état de tension. Le général Doumbouya a récemment remporté une élection controversée avec 86,72 % des voix, excluant ainsi les principaux partis d'opposition.
Les experts en politique guinéenne, comme l'analyste politique Alpha Diallo, estiment que la situation actuelle pourrait mener à une intensification des tensions sociales et politiques, surtout avec la répression des manifestations et des arrestations d'opposants. "La stabilité du nouveau gouvernement dépendra de sa capacité à redynamiser le dialogue avec la société civile", a-t-il déclaré.
En parallèle, l'Union africaine a levé la suspension de la Guinée, signalant une volonté d'engager un dialogue renouvelé. Ce mouvement pourrait également inciter le gouvernement Doumbouya à revoir certaines de ses politiques répressives face à la pression internationale.
D'autres observateurs, tels que l'ONG Human Rights Watch, mettent en garde contre les violations des droits humains en Guinée, signalant un climat de peur qui pèse sur la population. Dans ce contexte délicat, la formation du nouveau gouvernement pourrait être un tournant pour le pays.







