Même étouffée par le pouvoir, la révolte iranienne ne laisse pas indifférents la diaspora, les humanistes et lecteurs.
Sahar Darvishzadeh, de Niort (Deux-Sèvres) : « Le soutien symbolique de Donald Trump aux manifestations de janvier 2026 en Iran a produit des effets inattendus. Au lieu de galvaniser les protestataires, cela a permis au régime de les discréditer en les présentant comme des marionnettes de puissances étrangères.
« Cette aide n’avait d’autre but que de satisfaire une pression domestique aux États-Unis, sans réelle volonté de changement pour le régime en place. En effet, l'Occident préfère un Iran affaibli mais prévisible à un pays libre et imprévisible. La République islamique, malgré ses nombreux défauts, est perçue comme un balancier stratégique.
« Le peuple iranien en temps de banquet géopolitique »
« Tant que l’Iran reste un Etat idéologique prévisible, ses actions sont justifiées comme indispensables pour la sécurité d'Israël et la stabilité du Golfe. Le discours de menace émanant du régime iranien incite des nations telles que l’Arabie Saoudite et les Émirats à augmenter leurs dépenses militaires, ce qui profite, au passage, aux entreprises d’armement occidentales.
« Au cœur de cette dynamique, c'est la population iranienne qui en souffre, sacrifiée durant ces jeux de pouvoir. L'inflation, atteignant près de 60 %, alourdit le fardeau des habitants, alors que la dévaluation constante du rial détruit leurs économies, menaçant des vies entières de précarité. Une indignité que le monde extérieur feint souvent d’ignorer.
« Les droits de l'homme sont souvent invoqués dans ces débats, mais souvent instrumentalisés pour maintenir le régime, prouvant que la stabilité demeure plus rentable que la liberté.
« Les sanctions économiques, plutôt que de renverser le gouvernement, semblent calculées pour le maintenir en vie, en lui fournissant de l'oxygène tout en assurant une forme de contrôle pour l'Occident. Les canaux frustrants par lesquels l'Iran écoule son pétrole ne font qu'attester cette réalité.
« Dans cette mécanique inéluctable, la population ira probablement continuer à souffrir, le monde extérieur demeurant passif. Les guerres pour la liberté en Iran n’ont jamais cessé, mais quand l’Occident cessera-t-il de prêter l'oreille à la souffrance authentique de ce peuple? »
Féministes anesthésiées
Geneviève Vinatier-Marquois, d’Aiffres (Deux-Sèvres) : « Quelle est la place des femmes dans cette lutte? Doivent-elles continuer à vivre invisibles, à l'instar des Afghanes sous le joug des talibans? Que font les féministes, promptes à dénoncer certaines injustices, mais silencieuses face à la souffrance des Iraniennes, victimes du régime des mollahs? »
Un cri pour la liberté
Jean-Luc Thibaud, de Niort (Deux-Sèvres) : « La révolte iranienne est un appel à la liberté, incarné par des générations qui aspirent à la démocratie. Comment ces dirigeants plongent-ils le peuple dans un cycle de violence et de terreur, alors qu'ils sèment leur propre perte? Chaque jour, le peuple iranien se lève face à l'oppression, avec espoir et résilience. Les enjeux sont immenses, mais c'est leur avenir qui est en jeu ! »







