Le Mat, centre d'art contemporain situé au pays d'Ancenis, propose une expérience enrichissante avec l'ouverture, le 25 janvier, de l'exposition « Alluvion ». Cette présentation met en lumière le travail d'Eva Nielsen, une artiste plasticienne franco-danoise reconnue dans le milieu de l'art.
Dès l'entrée de la chapelle des Ursulines d’Ancenis Saint-Géréon, le visiteur est immergé dans un cadre visuel captivant, où transparences et superpositions s'entremêlent. Les créations de Nielsen sont exposées sur les murs et des structures métalliques, transformant cette chapelle en une plateforme immersive.
Cette première exposition de l'année pour Le Mat, qui se tiendra jusqu'au 12 avril, est d'autant plus marquante que Nielsen a été la lauréate du prix Marcel Bonchamps, un des prix de référence dans le domaine de l'art contemporain. Isabelle Tellier, la directrice du centre, exprime : C'est une très belle opportunité pour le pays d'Ancenis.
Grâce à un partenariat avec la fondation Bullukian et l’abbaye de Fontevraud, l’exposition « Alluvion » prend vie.
À l'occasion de cette exposition, Eva Nielsen a pris soin de modifier son travail pour l’adapter à l’espace unique de la chapelle. C’est formidable et assez rare d’avoir de tels volumes
, affirme-t-elle, espérant que ses œuvres, un mélange de photographie, peinture et sérigraphie, interpellent le public.
« Alluvion » se distingue par sa capacité à raconter le paysage à travers des oeuvres qui juxtapose différents formats et matériaux. Nielsen explique : Le projet est le résultat d'une résidence artistique menée entre la Loire et le Rhône, explorant les sédiments et la formation des paysages.
Loin de se limiter à la photographie traditionnelle, l’artiste joue avec diverses textures pour créer des images qui demandent plusieurs regards. Par exemple, une photographie imprimée sur de la soie, immergée dans la Loire puis re-photographiée, engendre une image suspendue. D'autres pièces, comme un portrait sur cuir ou un papier peint en noir et blanc, enrichissent l'expérience. Il y a un aspect assez rétinien, qui peut se regarder de près ou de loin
, indique l'artiste.
Ce lien avec le paysage est un aspect fondamental du travail de Nielsen. J’aime que chacun puisse se projeter avec son imagerie personnelle
, souligne-t-elle. Isabelle Tellier ajoute que l’exposition incite les visiteurs à changer leur perspective : On ne voit pas, on regarde.
À découvrir jusqu’au 12 avril, le samedi et dimanche, de 15h à 18h. Entrée libre.







