Pour la deuxième journée consécutive, Sarajevo figure parmi les villes les plus polluées au monde, affichant des niveaux de particules fines sans précédent. Selon les données de la société suisse IQ Air, cette situation critique a conduit les autorités à décréter un état d'alerte.
Avec ses 400 000 habitants et un environnement montagneux, la capitale bosnienne est particulièrement vulnérable aux pics de pollution, notamment durant les épisodes d'inversion thermique, où une couche d'air chaud piège l'air froid en contrebas. Cette situation se traduit par une qualité de l'air alarmante.
Les sources majeures de ces émissions sont les systèmes de chauffage individuels au bois et au charbon, ainsi que le trafic automobile. L'indice de qualité de l'air a atteint un chiffre inquiétant de 462 jeudi matin, rentrant dans la catégorie "dangereux".
Les concentrations de particules fines observées ce jour-là ont été les plus élevées depuis le début de la saison hivernale. Enis Krecinic, expert environnemental à l'Institut météorologique de Sarajevo, a précisé à l'AFP que "l'indice de qualité de l'air est classé dans la catégorie 6, celle de l'air extrêmement pollué".
Les valeurs mesurées de particules fines (PM10) sur les stations de Sarajevo ont varié entre 230 et 270 µg/m3, dépassant largement le seuil toléré de 50 µg/m3. L'Agence européenne pour l'environnement a révélé dans une étude de décembre 2025 que la Bosnie parmi les pires élèves d'Europe, avec 199 décès prématurés pour 100 000 habitants en raison de la pollution de l'air.
Face à cette situation, des mesures d'urgence et une mobilisation des citoyens sont nécessaires pour faire face à cette crise environnementale qui menace la santé publique.
© 2026 AFP







