Le ministère américain de la Sécurité intérieure semble se diriger vers une nouvelle paralysie budgétaire, prévue pour vendredi. Cette situation découle de l'impasse entre démocrates et républicains concernant la gestion de l'immigration, en particulier dans le contexte des événements récents survenus à Minneapolis.
Hakeem Jeffries, leader de la minorité démocrate à la Chambre, a affirmé que "Donald Trump et les républicains ne voient pas l'intérêt de maintenir l'ICE sous contrôle", ce qui clarifie les raisons de ce "shutdown" partiel.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a pointé du doigt l'opposition républicaine, accusant celle-ci d'être à l'origine du blocage pour des raisons politiques. Elle a déclaré sur Fox News que la crise budgétaire était évitable.
En raison de cette situation, des milliers de fonctionnaires pourraient être mis en chômage technique, tandis que d'autres, jugés essentiels, continueront de travailler sans salaire jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé. Les fonds déjà approuvés par le Congrès garantiront cependant le fonctionnement de l'ICE durant cette période, malgré l'opposition des démocrates à tout nouveau financement, stipulant des changements significatifs dans la gestion de l'agence.
Le sénateur démocrate John Fetterman, l'une des rares voix opposées au shutdown, a indiqué que la paralysie du DHS n'affecterait "littéralement zéro" l'ICE, tandis que d'autres agences comme la FEMA, responsable des situations d'urgence, seraient davantage touchées.
La TSA a également tiré la sonnette d'alarme sur le risque de pénuries de personnel dans les aéroports, entraînant des retards et des annulations de vol si la situation se prolonge. De plus, les démocrates exigent des modifications substantielles concernant l'opération de l'ICE, incluant l'interdiction des patrouilles volantes et l'obligation d'un mandat judiciaire pour procéder à des arrestations.
La pression a monté suite aux tragiques événements survenus en janvier, où deux Américains ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis, renforçant la position des démocrates contre les pratiques de l'ICE. Hakeem Jeffries a insisté sur le fait que les fonds publics devraient viser à améliorer la qualité de vie des citoyens, et non à leurs porter préjudice.
Ainsi, le blocage budgétaire pose des défis importants, car le Sénat américain exige une majorité de 60 votes pour adopter tout texte budgétaire. Même si les républicains détiennent la majorité, ils auront besoin du soutien de certains élus démocrates pour avancer.
La Maison Blanche, désireuse d'éviter le shutdown, a proposé un projet de loi alternatif, mais les républicains au Sénat ont averti que les démocrates ne pourraient pas obtenir l'intégralité de leurs demandes. Finalement, face à l'impasse, le DHS se dirigera vers une paralysie partielle à compter de minuit, marquant ainsi la troisième crise budgétaire depuis le début du second mandat de Donald Trump.







