Washington, États-Unis (AFP) – Vendredi, Donald Trump a évoqué la possibilité d'un renversement du pouvoir en Iran, alors que les négociations avec Téhéran sur ses ambitions nucléaires et balistiques stagnent. Le président américain, oscillant entre promesses de solutions diplomatiques et menaçant d'options militaires, a annoncé l'arrivée imminente d'un deuxième porte-avions dans la région.
"Ce serait sans doute la meilleure nouvelle qui puisse arriver", a déclaré Trump aux journalistes, s'inquiétant des conséquences des discussions ardues menées depuis près de cinq décennies. "Nous avons perdu tant de vies à cause de cette inaction", a-t-il ajouté en quittant la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord.
Dans ce contexte, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, encourage les Iraniens à se mobiliser à nouveau, suite à la répression meurtrière qui a suivi les manifestations de début janvier. Sa demande de rassemblements à l'étranger et d'action sur le terrain témoigne des tensions persistantes.
Trump a précédemment brandi la menace d'une intervention militaire en réponse à la répression des manifestations, rapportée par différentes ONG de défense des droits de l'homme, qui évoquent des milliers de morts. Alors que les pourparlers entre Washington et Téhéran ont repris le 6 février à Oman, leur avenir reste incertain à cause de positions divergentes.
Des conséquences potentiellement "traumatisantes" à l'horizon
Le programme nucléaire d'Iran est au cœur des discussions, Washington souhaitant limiter également son programme de missiles. Toutefois, l'Iran insiste pour conserver une capacité de raffinage d'uranium. En l'absence d'accord, Trump a mis en garde contre des conséquences "traumatisantes", rappelant une attaque qui a eu lieu lors d'une guerre précédente en 2023.
Après le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln en janvier, le Gerald Ford doit le rejoindre à une date encore indéterminée. Les cibles potentielles d'une éventuelle intervention militaire ne sont pas non plus clairement établies.
Le directeur général de l'Agence international de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a signalé la possibilité, mais la complexité d'un accord avec Téhéran sur les inspections nucléaires.
Un climat de répression
En novembre, l'Iran avait refusé d'autoriser l'AIEA à inspecter les sites touchés par des frappes aériennes plus tôt dans l'année. Pendant ce temps, Reza Pahlavi, exilé aux États-Unis depuis 1979, continue d'appeler à des manifestations à Munich, Toronto et Los Angeles, invitant ceux qui se trouvent en Iran à exprimer leur soutien depuis leurs fenêtres.
Des organisations comme Human Rights Activists News Agency (HRANA) rapportent que plus de 7 000 personnes ont trouvé la mort lors des récentes manifestations, avec plus de 53 000 arrestations à ce jour. Pendant ce temps, des figures réformistes commencent à être libérées, mais des centaines d'autres sont toujours poursuivies pour des accusations liées aux manifestations.
Enfin, selon Téhéran, les manifestations ont fait plus de 3 000 morts, majoritairement des agents de sécurité ou des civils, tués par des "terroristes" agissant pour le compte d'Israël et des États-Unis. L'intensité de cette crise souligne le besoin urgent d'un dialogue constructif et d'une action internationale.
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