Israël a récemment éliminé une figure clé du régime iranien, le ministre du Renseignement Esmaïl Khatib. Ce développement majeur intervient alors que le pays accorde à son armée le feu vert pour abattre toute personnalité de haut niveau liée à la République islamique.
Le gouvernement iranien a confirmé la mort de Khatib, survenue juste après un hommage au chef influent Ali Larijani, lui aussi victime d'une frappe israélienne. Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié ces actes d'"assassinats lâches".
Cette série d'assassinats, qui a débuté avec le guide suprême Ali Khamenei au cours des premières heures de conflits, semble s'intensifier. Israël a même prévenu que Mojtaba, le fils de Khamenei, connaîtrait le même sort que son père, alors qu'il n'est pas apparu en public depuis le 8 mars et que des rapports suggèrent qu'il pourrait avoir été gravement blessé.
Tulsi Gabbard, ancienne cheffe des services de renseignement américains, a indiqué que le gouvernement iranien demeure à son poste, mais s'avère de plus en plus affaibli.
- Le baril de Brent grimpe de 5% -
Selon des sources iraniennes, Israël a mené des frappes sur le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz au monde, partagée avec le Qatar, ce qui a entraîné une forte hausse des prix du pétrole, le baril de Brent augmentant de plus de 5%.
En réponse à cette flambée des prix, l'administration Trump a rapidement assoupli certaines restrictions sur le transport de carburant. Le président américain a également critiqué les alliés pour leur manque de soutien dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, vital pour le commerce mondial de pétrole.
Ce choc énergétique a des répercussions à l'échelle mondiale, avec des compagnies comme SAS annulant des milliers de vols et des producteurs chimiques annonçant des hausses de prix significatives.
Des pays comme la Thaïlande rencontrent également des difficultés, où des pêcheurs sont contraints de rester à quai en raison du coût élevé du gazole.
Les frappes sur le champ gazier ont été condamnées par Abou Dabi et le Qatar, qui les ont jugées "dangereuses et irresponsables". En réponse, l'Iran menace de cibler des installations énergétiques dans le Golfe.
- "Habitués aux bombardements" -
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime, ont salué des frappes qui ont fait plusieurs victimes près de Tel-Aviv. Des tirs de missiles iraniens ont également causé des dommages à l'aéroport international Ben-Gourion.
Israël intensifie par ailleurs ses opérations au Liban contre le Hezbollah, cherchant à éliminer les responsables liés à ce mouvement pro-iranien. Les frappes aériennes ont causé de lourdes pertes humaines, avec plus de 960 décès, dont 116 enfants, depuis le début du conflit.
Un réfugié, Mustapha Khairallah, témoigne de la résilience des habitants malgré les bombardements incessants, tout en soulignant que les civils deviennent de plus en plus la cible des attaques.







