Dans la matinée du 18 mars, Beyrouth a de nouveau été la cible de frappes israéliennes, causant la destruction d'un immeuble dans lequel un américain a perdu son appartement. Ce chirurgien, Haytham Kaafarani, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant la contradiction de voir son rêve détruit par des armes financées par ses impôts.
Dans un message partagé sur le réseau X, Kaafarani a détaillé la tristesse et l'ironie de sa situation. "Je suis un citoyen américain et chirurgien qui a soigné les victimes de l'attentat du marathon de Boston en 2013. J'ai travaillé sept ans pour acquérir cet appartement à Beyrouth afin que mes enfants puissent y passer leur été. Aujourd'hui, Israël a réduit ce rêve en décombres, avec des armes américaines", a-t-il déclaré.
"Israël a détruit mon havre de paix"
Le médecin, enseignant à Harvard selon son profil, a rappelé son passé héroïque lors des attentats de Boston, où il a pris soin de nombreuses victimes. "Aujourd'hui, Israël a démoli mon havre de paix, avec des armes américaines financées par mes impôts", a-t-il ajouté, révélant une profonde frustration face à la dichotomie de son rôle dans une société qui semble ignorer la souffrance qu'elle contribue à engendrer.
Un autre témoignage poignant vient de Bilal R. Kaafarani, professeur de chimie, qui a également perdu son logement dans le même immeuble. "Ce matin, Israël a détruit notre immeuble. Ma femme et moi avons travaillé pendant des décennies pour être propriétaires," a-t-il partagé, appelant à un changement dans la politique de guerre.
Ma présence sur les réseaux sociaux a été mesurée, principalement axée sur l'éducation. Mais ce matin, tout a changé... pic.twitter.com/3BHgvFHbF6
— Bilal R. Kaafarani (@BilalRKaafarani) March 18, 2026
Des témoignages controversés
Ces récits émouvants suscitent cependant des doutes quant à leur authenticité, comme l'ont souligné certains internautes qui mettent en évidence des similitudes troublantes dans les narratives des deux médecins. "Israël a frappé un bâtiment dans le quartier de Bachoura après avoir diffusé un avis d’évacuation. Bien que les pertes humaines soient tragiques, ces messages négligent tout contexte essentiel concernant le Hezbollah", a indiqué un observateur sur les réseaux sociaux.
Ce jour-là, les frappes israéliennes ont ciblé des infrastructures soupçonnées de soutenir les attaques du Hezbollah contre Israël, faisant au moins douze morts, d’après le ministère libanais de la Santé. Ainsi, ces événements soulèvent d’importantes questions sur la crise qui perdure au Liban et sur les responsabilités qui en découlent.







