En France, les aliments surgelés représentent seulement 7 à 8 % du total consommé, malgré leur prix compétitif et leur qualité nutritionnelle indiscutable. Cette stigmatisation mérite d'être remise en question.
Chaque année, les Français dépensent environ 9,5 milliards d'euros dans des denrées surgelées. Ce chiffre reste relativement faible, à l'exception de certaines catégories comme les frites, témoignant d'une préférence atypique. Les tentatives de vendre des frites fraîches n'ont pas trouvé leur public, illustrant une demande bien ancrée pour le surgelé.
Cette faible consommation peut s'expliquer par l'image négative qui entoure souvent ces produits. Beaucoup croient que la qualité est compromise. Pourtant, cette idée est généralement infondée. C'est la recette, et non le mode de conservation, qui détermine la qualité d'un produit. Comme le souligne un rapport de FranceAgriMer, un hachis parmentier surgelé avec 10 % de bœuf et un fromage industriel de moindre qualité sera médiocre, tandis qu'un plat élaboré avec 20 % de viande sera nettement meilleur.
Un prix attractif pour les fruits et légumes
Les fruits et légumes surgelés, par exemple, sont souvent plus frais que ceux trouvés au rayon traditionnel des supermarchés. Ils sont congelés le jour de la récolte, garantissant une qualité optimale. Selon des études menées par l'INRA, il ne s'écoule pas plus de 24 heures entre la récolte et la congélation. En comparaison, les fruits et légumes exposés à la vente peuvent avoir traversé une chaîne de distribution plus longue et complexe.
Ainsi, il serait pertinent pour les consommateurs français de réévaluer leur vision des produits surgelés. Experts et nutritionnistes, comme le Dr. Sophie Lemaire, recommandent d'intégrer davantage d'options surgelées dans nos régimes alimentaires, soulignant qu'elles peuvent constituer une alternative saine et pratique tout en contribuant à une économie durable.







