Dans un contexte politique tendu, Rachida Dati a enregistré un revers difficile à Paris lors du second tour des municipales, après avoir espéré une victoire grâce à son alliance avec Pierre-Yves Bournazel. En dépit de son éloquence et de son parcours comme ancienne ministre de la Culture, elle se voit devancée par Emmanuel Grégoire, qui s'est imposé à la tête de la mairie. Cette situation est d'autant plus troublante qu'elle avait réussi à se faire réélire au premier tour dans le 7ème arrondissement.
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Ce scrutin, qui s'annonçait comme un sprint prometteur, s'est transformé en une course où Emmanuel Grégoire a volé la vedette. Les conditions paraissaient favorables à Dati avec un changement du mode de scrutin et un retrait de l'extrême droite. Pourtant, rien de tout cela ne lui a permis de convaincre les électeurs. "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible, mais surtout qu'il était nécessaire", a-t-elle admis après sa défaite. Des opinions divergentes émergent parmi les électeurs. Un Parisien de droite souligne : "Elle a mal géré sa campagne. Son alliance avec Bournazel, à la fin, n'était pas une bonne idée". À gauche, une électrice remarque que : "Les Parisiens ne semblent pas mécontents de la direction prise par Madame Hidalgo".
Un pari perdu
La particularité de ce scrutin réside dans le double vote, une première pour les électeurs parisiens, qui allaient autant pour leur arrondissement que pour la mairie centrale. Cela a été fatal à Dati, qui a misé sur un soutien qui ne s'est pas matérialisé. Dans le 9ème, sa concurrente del Centre droit, Delphine Bürkli, a tout de même réussi à conserver son poste, alors que Dati accuse un retard de 15 points. Un votant de droite souligne qu'elle n'a pas su chercher les électeurs qu'elle nécessitait : "En campagne, il faut aller chercher les voix et elle ne l'a pas fait". Une avis partagé par une électrice de gauche, qui déclare : "Pour les mairies, la personnalité et la proximité sont cruciales. À Paris, tout semble plus distant".
Ce revers dramatique marque un tournant pour Rachida Dati, qui a quitté son QG, installé dans un quartier réputé de gauche, sous les cris de désapprobation de quelques électeurs, illustrant l'ampleur de cette déconvenue politique.







