À la veille de l'inauguration de l'exposition "Byblos, cité millénaire du Liban", Emmanuel Macron s'est exprimé ce lundi à l'Institut du monde arabe. Dans son discours, il a commenté la situation au Moyen-Orient et la disparition de Lionel Jospin, tout en évoquant le départ de Jack Lang. Ce dernier a quitté son poste en raison des révélations concernant ses relations avec Jeffrey Epstein, un homme d'affaires américain accusé de crimes sexuels.
Le président a notamment adressé un message à Anne-Claire Legendre, récemment nommée à la tête de l'institution, en saluant les contributions notables de son prédécesseur : "Je pense qu'il est juste qu'hommage lui soit rendu pour son engagement à la tête de cet institut", a déclaré Macron, suscitant des applaudissements dans l'assemblée.
Un héritage entaché
Jack Lang, qui a dirigé l'IMA depuis 2013, a démissionné en février après des pressions croissantes, exacerbées par la divulgation récente de documents liés à Epstein. Le parquet national financier a ouvert une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", suite à des investigations concernant une société offshore liée à sa fille, Caroline Lang.
Les bureaux de l'ancien ministre ont été perquisitionnés en janvier dernier, une semaine après la publication de ces nouveaux documents. Malgré cette situation délicate, Lang a laissé un héritage indéniable à l'IMA, comme l'ont souligné plusieurs voix dans le milieu culturel.
"Il a redonné à l'Institut une grande visibilité et joué un rôle clé dans le rayonnement de la culture arabe en France", a déclaré Anne-Claire Legendre.
Elle a également exprimé sa volonté de poursuivre sur la lancée de Lang afin d'étendre encore plus l'influence de l'Institut. Dans un contexte aussi complexe, beaucoup se demandent comment l'institution pourra naviguer entre l'héritage positif de son ancien directeur et les controverses qui entourent sa démission.







