Dans un entretien publié mardi par Le Parisien, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a clairement affirmé qu’elle ne se dirige pas vers Matignon en cas d’impossibilité de se présenter à l’élection présidentielle. "Je ne suis pas à la recherche d'un lot de consolation" a-t-elle précisé.
Elle a réitéré sa conviction d'être candidate à la présidentielle, déclarant : "Il est acquis entre Jordan (Bardella) et moi que je serai candidate, tant que la justice ne m'en empêche pas, et il sera mon Premier ministre." Cette affirmation semble écarter les préoccupations soulevées par certains sondages qui mettent en avant un score plus élevé du jeune président du RN.
S’exprimant sur les sondages, Le Pen a assuré : "Je vois personnellement assez peu de différences dans ces résultats. L’important est que le candidat RN reste haut au premier tour, avec une faible probabilité d'absence au second tour."
Elle saura le 7 juillet si un jugement en première instance l’autorise à se présenter à la présidentielle de 2027. Actuellement, elle fait face à une peine d'inéligibilité résultant d'une affaire liée aux assistants parlementaires européens du Front national.
Le Pen a également minimisé les divergences apparentes entre elle et Jordan Bardella, ce dernier adoptant une posture plus ouverte aux alliances avec d'autres partis de droite. Elle a dit : "Si on envisage l'hypothèse où je serais candidate et lui Premier ministre, il est normal qu'il cherche à élargir son soutien pour gouverner efficacement."
Selon des sondages récents d'Elabe et Odoxa, le candidat du RN est largement en tête au premier tour, mais pourrait rencontrer des difficultés au second tour face à l'ex-Premier ministre Edouard Philippe.







