Le président américain a formulé de nouvelles menaces, promettant dimanche de s'en prendre au réseau électrique iranien et à d'autres infrastructures civiles si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici mardi soir. Selon les informations du Wall Street Journal, des discussions concernant un cessez-le-feu de 45 jours sont en cours, mais les chances d'un accord demeurent faibles.
“Des centrales électriques, des stations de dessalement, des puits de pétrole, des routes et des ponts représentent les fondements de la vie civile en Iran. Leur destruction par les forces américaines et israéliennes […] serait interprétée comme un crime de guerre, conformément au droit international”, souligne le New York Times.
Malgré ces préoccupations, Trump a réitéré ses menaces le 5 avril, déclarant via sa plateforme Truth Social qu'il frapperait ces installations iraniennes si le détroit d'Ormuz, par lequel transitent habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, n'était pas rouvert. Dans un message virulent, il a écrit : “Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR !”, ajoutant également : “Gloire à Allah.” Ce type de rhétorique exacerbe les tensions déjà présentes dans la région.
“S’ils ne cèdent pas, s’ils veulent maintenir cette fermeture, ils perdront toutes leurs centrales électriques et autres installations dans le pays”, a-t-il précisé lors d'une interview avec le Wall Street Journal.
Samedi, Trump avait déjà lancé un ultimatum exigeant la réouverture du détroit d'Ormuz avant lundi 20 heures, heure de Washington, mais a depuis repoussé ce délai à mardi 20h00. Ces commentaires surviennent après que les forces américaines ont secouru un aviateur américain bloqué en Iran. Un responsable de l'administration a déclaré que ces événements avaient intensifié la pression exercée par Trump sur l'Iran.
Des discussions au sujet d’un cessez-le-feu de 45 jours
Selon le site Axios, “les États-Unis, l’Iran et un groupe de médiateurs régionaux discutent des modalités d’un cessez-le-feu potentiel de 45 jours, qui pourrait ouvrir la voie à une résolution durable du conflit”, soutiennent plusieurs sources au fait des négociations.
Cependant, les responsables affirment que les chances d'un accord immédiat au cours des 48 prochaines heures sont faibles. Selon Axios, “cette tentative de dernière minute est peut-être la seule solution pour éviter une escalade fatale qui entraînerait des frappes massives sur des infrastructures civiles iraniennes et d'éventuelles représailles contre les installations énergétiques des États du Golfe”.
En réponse aux menaces américaines, l'Iran a promis de lourdes représailles si Trump mettait en œuvre son plan. Au cours des dernières heures, des frappes ont été rapportées en Israël, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Selon le Times of Israel, deux corps ont été retrouvés dans l'effondrement d'un bâtiment à Haïfa, et deux autres personnes sont toujours portées disparues.







