Fabien Roussel laisse tomber la main tendue de LFI en pleine pré-campagne présidentielle

Des dissensions émergent à gauche, Fabien Roussel recadre LFI à un an des élections.
Fabien Roussel laisse tomber la main tendue de LFI en pleine pré-campagne présidentielle
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, le 11 mars 2026. BERTRAND GUAY / AFP

Invité ce dimanche sur LCI, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a clairement fait savoir qu'il ne comptait pas répondre à l'appel lancé récemment par Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise (LFI), pour une candidature unie à l'élection présidentielle de 2027. Roussel a souligné qu'il y avait « une rupture » avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifie de « pire candidat de second tour ».

Lors de son intervention, Roussel a exprimé ses réserves face à la proposition de Bompard, qui visait à établir un partenariat sur la base d'un programme commun, tout en indiquant qu’une telle démarche lui semblait risible. « On tombe dans la tambouille électorale », a-t-il déploré.

Le dirigeant communiste a également rappelé les difficultés rencontrées lors des dernières élections municipales, soulignant que « ces mêmes députés insoumis pour lesquels nous nous sommes battus se sont présentés contre les maires communistes, socialistes, écologistes ». Cela, selon lui, a laissé un goût amer et a contribué à la déroute de la gauche, affirmant que la collaboration avec LFI avait des conséquences négatives.

Roussel a insisté sur le fait qu'il n'était pas intéressé par des tractations sans réelle substance. « Si c'est pour discuter des candidatures sans avancer sur des enjeux concrets, ce n'est pas ma priorité », a-t-il déclaré, ajoutant que Mélenchon était un choix qu'il ne soutiendrait pas.

Sur une note plus constructive, il a proposé d'orienter les discussions vers des questions cruciales comme le choc pétrolier, plaidant pour que les forces de gauche, y compris LFI, se penchent sur des mesures concrètes afin de reprendre la main sur la politique énergétique. « Je veux parler de solutions tangibles pour les Français, pas de tractations », a-t-il conclu, manifestant ainsi une volonté de repartir sur des bases solides avant la présidentielle de 2027.

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