Christine Cabon, à 74 ans, est la maire dévouée d'une petite commune du Béarn, Lasseubetat, où elle se consacre avec passion à son rôle. Elle n'hésite pas à parler des projets locaux, de l'église du village et des terres agricoles, mais son passé d'agent secret reste un sujet délicat. Cette ancienne espionne, qui a passé une décennie au service de la DGSE, a infiltré Greenpeace avant l'explosion du Rainbow Warrior.
Engagée dans l'armée depuis 1975, elle a camouflé son identité tout en exerçant des tâches de renseignement, et aujourd'hui, elle est déterminée à servir son pays d'une nouvelle manière. "Servir mon pays est une évidence", déclare-t-elle. Après une carrière troublante, Christine a retrouvé dans la mairie un sentiment d'utilité, même si elle admet que la pression est réelle.
"Être maire, c’est comme être militaire. On est là pour servir. Mais la complexité de l’administration civile peut rendre la tâche plus stressante qu'un service d'espionnage. Les décisions y sont moins claires," explique Christine.
Ses compétences développées lors de missions secrètes l'ont armée d'une résilience face aux défis de son nouveau rôle. Cependant, l'ombre de son passé ne s'efface pas facilement. Pour elle, l'espionnage n'était pas un simple film d'aventure, mais un métier où il fallait rester soi-même, même en se faufilant dans des environnements hostiles.
Au cœur de cette vie intrigante, ses engagements en faveur de l'écologie et du développement durable sont constants. Malgré un contexte de réglementation croissante et des problèmes d'infrastructure, comme le souligne Sud Ouest, Christine ne montre aucun signe de recul. "Lorsqu'on impose des contraintes d'équilibre, on se retrouve devant une problématique complexe, mais je suis là pour servir," ajoute-t-elle avec détermination.







