INFO ICI NORMANDIE. Le centre Mediksanté, situé rue du Général-Leclerc dans le cœur de Rouen, cesserait ses activités définitivement le 10 avril 2026. Inauguré en janvier 2022, ce centre a accueilli entre dix et quinze mille patients. L'annonce de cette fermeture a été faite aux équipes dès janvier 2026, laissant les patients dans l'attente et l'anxiété.
Ce centre de santé, qui comptait trois médecins généralistes et deux secrétaires médicales, a justifié sa décision par un manque de rentabilité. Après trois années marquées par des déficits, l'établissement n'a jamais réussi à atteindre un équilibre financier. Le personnel, quant à lui, est également impacté par cette situation, devant faire face à des licenciements.
De nombreux témoignages illustrent le désarroi des patients. Corinne, une fidèle du centre, a exprimé son incompréhension : "Franchement ça va devenir compliqué là. Je suis surprise que ça ferme car il y a toujours du monde ici. C'est possible que ce soit une problématique budgétaire, mais pour moi, c'est incompréhensible."
Des patients redirigés
D'autres voix s'élèvent, comme celle de Salah, habitant du Mont-Riboudet. "J'avais déjà dû changer de médecin récemment, et je pensais être tranquille pour un moment. Maintenant, je vais devoir chercher une autre solution." Nelly résume le sentiment général en déclarant : "C'est une catastrophe." Leïla, habitante de Petit-Quevilly, se rejoint en ajoutant : "Cela crée une situation difficile, particulièrement pour les personnes âgées ou en situation de handicap."
La fermeture laisse les patients avec peu d'options. Bien qu'ils aient reçu une liste avec quelques noms de médecins à contacter, le réseau de santé se réduit comme peau de chagrin. Ce phénomène n'est pas isolé : Mediksanté a récemment fermé d'autres établissements en France, dont ceux de Bordeaux et Toulouse. Avec la baisse continue de centres, les inquiétudes montent parmi la population sur l'avenir de l'accès aux soins.
Le réseau Mediksanté, qui se concentre principalement dans les grandes agglomérations, ne comptera bientôt plus que trois centres en France, avec seulement un à Lyon et deux à Paris. Cette situation soulève des questions sur la rentabilité au détriment de la santé publique, et beaucoup s'interrogent sur la viabilité de ce modèle dans le domaine médical.







