Dans le cadre du procès en appel concernant le financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, les tensions entre l'ancien président et son ancien bras droit, Claude Guéant, atteignent des sommets. Accusations réciproques, témoignages contradictoires et révélations sur Mouammar Kadhafi alimentent un dossier explosif, où chacun cherche à se dédouaner.
Cliquez sur la vidéo pour découvrir le reportage intégral.
Dans une lettre remise à la justice, Guéant raconte un dîner de 2007 avec Kadhafi, où ce dernier aurait demandé de la clémence pour son gendre, Abdallah Senoussi, condamné par la France pour des actes de terrorisme. Me Philippe Bouchez El Ghozi, l'avocat de Guéant, explique : "Nicolas Sarkozy l'appelait pour discuter de ces questions délicates, définissant clairement ses attentes."
Face aux accusations, la riposte de Nicolas Sarkozy
Sarkozy, pour sa part, rejette tout lien direct avec ces tractations, arguant que Guéant aurait agi de manière autonome et même dans un objectif personnel d’enrichissement. Lors de son témoignage à la cour d'appel de Paris, il déclare : "La pression du pouvoir peut pousser certains à commettre des erreurs de jugement."
La dynamique entre les deux hommes semble tendue. Lors des premières révélations en 2013, la fille de Guéant l'interrogeait déjà sur ses intentions : "Quand vas-tu te défendre avec la vérité ?" Aujourd'hui, leur dernier point d'accord demeure : aucune preuve n’a été trouvée, ni d’argent libyen ni de pacte de corruption pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy.







