L'ancien maire de Pau, François Bayrou, est apparu en public pour la première fois depuis sa défaite aux élections municipales du 22 mars. Ce samedi 18 avril, il était présent à la MJC des Fleurs dans le quartier de Saragosse pour remettre une légion d'honneur. Sur l'ensemble de l'événement, l'ex-maire a choisi de ne pas faire de commentaires sur la politique actuelle.
En costume et cravate, François Bayrou a fait une entrée radieuse, saluant chaleureusement les personnes présentes. Environ soixante invités étaient réunis pour assister à la remise de la légion d'honneur à Gisèle Ferraris, présidente de l'Amicale des Pieds-Noirs de Pau-Béarn, une association qui œuvre pour les rapatriés d'Algérie. Étaient également présents le sous-préfet et la députée Josy Poueyto. Les retrouvailles ont semblé raviver des souvenirs pour plusieurs participants, notamment Gisèle Ferraris, qui exprime : "Son apparition, pour moi, c’était toujours le maire de Pau. Je ne peux pas imaginer une autre personne à ce poste". Elle a été décorée en raison de son engagement au sein du CCAS sous les mandats de Bayrou, et celui-ci a lui-même demandé cette distinction.
L'ancien maire de Pau s'est gardé de tout commentaire sur sa défaite
Pendant un discours d’une vingtaine de minutes, François Bayrou a minutieusement évité d'aborder sa défaite aux municipales. Lorsqu'il a été interrogé par les médias à la fin de la cérémonie, il a rapidement affirmé qu'il ne souhaitait pas discuter de politique. Il a plutôt mis l'accent sur le parcours de Gisèle Ferraris et la mémoire des pieds noirs à Pau, tout en prenant le temps de poser pour des photos. Selon Manu, un ami proche de Gisèle, “Il est resté le même, jovial et accessible. Son échec semble ne pas l'affecter”. D'autres proches, dont Roger, soulignent que, même s'il semble bien, un certain trouble pourrait se cacher en lui : “Intérieurement, il doit être perturbé. Mais il se montre serein et heureux d'être là”. En clôturant, Bayrou a partagé avec les journalistes : “Moi je vais très bien”, avant de quitter les lieux, laissant la curiosité sur l'état réel de son esprit en suspens.







