L’Espagne est perçue comme « la porte d’entrée de la submersion migratoire en Europe », selon Jordan Bardella, président du Rassemblement national. S'exprimant à Porto après une rencontre des Patriotes pour l’Europe, il a critiqué les intentions derrière les appels à la régularisation des sans-papiers, accusant la gauche espagnole de chercher à créer un nouvel électorat. Selon lui, un tel plan a des répercussions majeures non seulement sur la société espagnole, mais également sur ses voisins.
La décision de Madrid de régulariser environ 500 000 sans-papiers s'oppose aux durcissements des politiques migratoires qui se multiplient en Europe. Cette initiative vise à soutenir l’économie dynamique du pays, notamment en accueillant une majorité de migrants originaires d’Amérique latine. « Schengen doit redevenir un projet européen. La libre circulation ne doit être réservée qu'aux citoyens de l'UE », a affirmé Bardella.
« Au ban des nations européennes »
Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, a exprimé sa volonté de mettre l'Espagne « au ban des nations européennes » à la suite de cette annonce. Bardella a répondu à ces critiques en soulignant que l'immigration en France avait atteint des niveaux sans précédent sous le mandat de Retailleau en tant que ministre de l’Intérieur, qualifiant ses déclarations de manœuvre pour détourner l’attention de son propre bilan.
Ces échanges illustrent une fracture croissante au sein de l’Europe concernant les politiques migratoires. Dans cette atmosphère de tensions, des experts comme Jean-Marc Boucher, un sociologue spécialisé dans les migrations, affirment que cette situation pourrait inciter d'autres pays à adopter des approches similaires, exacerbant par là même les défis liés à l'accueil des migrants.
Alors que l'Europe est confrontée à une crise migratoire renouvelée, les positions de Bardella et Retailleau soulignent les enjeux complexes qui sous-tendent la question de l'immigration sur le continent.







