Le chantier de réhabilitation du Relais de la Côte de Beauté à Saint-Georges-de-Didonne, désormais sous la supervision du nouveau maire Yves Trocmet, connaît des complications inattendues. Le surcoût pourrait bien dépasser le million d'euros, ajoutant à l'inquiétude des habitants. La découverte de zones laissées à l'abandon dans le projet initial, notamment le cinéma et la salle panoramique, soulève des questions sur la planification des travaux.
Le démontage de l'échafaudage, entamé le 4 mai, aura été une première étape, mais la réouverture du Relais n'est pas envisagée avant fin 2027. Des travaux supposés durer douze à quatorze mois semblent désormais peu réalistes, comme l’a mentionné Trocmet lors d’un conseil municipal. "Cela fait partie des mauvaises surprises que l’on découvre", a-t-il déploré, évoquant également d'autres projets, comme le raccordement Internet d'une maison médicale, qui auraient été mal gérés par l'ancienne administration.
Une réhabilitation incomplète
Le maire a exprimé sa préoccupation face à la "cohérence fonctionnelle" du projet, soulignant l'absence de réhabilitation dans plusieurs espaces clés. "Les fauteuils du cinéma ont été en partie vendus sans qu'une nouvelle commande n'ait été prévue", a-t-il précisé, inquiet pour l'état dégradé des installations restées à l’abandon. Ce manque de préparation pourrait conduire à des délais encore plus longs pour la remise en service de cet espace culturel vital pour la commune.
"Il nous faut faire des choix politiques, et le projet connaîtra un surcoût significatif"
À ce jour, plusieurs options doivent être envisagées pour ajuster le budget des travaux, qui pourrait passer de 3,5 millions à entre 4,5 et 5 millions d'euros. Yves Trocmet a déjà prévu d'organiser des consultations et de solliciter de nouvelles subventions pour tenter de couvrir ces coûts additionnels. Cet engagement s’inscrit dans une volonté de relancer le cœur culturel de Saint-Georges-de-Didonne.
En attendant, les utilisateurs réguliers du Relais, comme l'association culturelle Crèa, doivent s'attendre à une longue attente. La présidente Brigitte Weil-Renu a été mise au courant de la situation par le maire qui confirme que le Relais ne rouvrira pas avant le second semestre de 2027, soit trois ans de fermeture.







