Lyne a parcouru des milliers de kilomètres pour exfiltrer son fils de Guyane, où il était menacé de mort par un cartel de narcotrafiquants. Sur le plateau de Faustine Bollaert, elle raconte son incroyable parcours pour sauver son fils, allant au-delà de toute attente.
Alors qu'elle mène une vie paisible dans le sud de la France, Lyne reçoit un jour un appel alarmant d'une collègue de son fils, qui exerce en tant qu'infirmier en Guyane. On lui annonce qu’il est introuvable, disparu, et probablement en danger dans un endroit connu sous le nom de "quartier chinois." Cette collègue l'informe que la situation critique est liée à la consommation de drogue de son fils et qu'une intervention rapide est nécessaire.
Agissant rapidement, Lyne, elle-même ancienne infirmière, alerte les autorités policières guyanaises. Cependant, les forces de l'ordre se montrent d'abord hésitantes à agir dans cette zone dangereuse : "Il a fallu que je les menace pour qu'ils interviennent...", se souvient-elle. Après des échanges tendus, les gendarmes finissent par récupérer Alain, qui avait effectivement été kidnappé par un cartel de narcotrafiquants. Lyne précise : "Il devait de l'argent à un dealer et aurait pu y laisser sa vie. Ils enlèvent des gens pour les emmener au Suriname et leur font subir des travaux forcés sans jamais les relâcher. Ils y meurent souvent."
Malgré la libération, Alain reste en grave danger. Lyne appelle alors ses collègues pour qu'ils le conduisent à l'hôpital. Dans un état critique, l'infirmier est placé en soins intensifs dans un établissement psychiatrique. Suite à cela, la mère prend une décision audacieuse : "Je prends un billet d'avion aller-retour pour la Guyane... Ma mission est de débarquer à 11h et de repartir à 17h30 avec Alain." Consciente du risque que cela représente, elle déclare : "Ils pouvaient aussi bien enlever mon fils que moi."
Je n'ai pas eu peur parce que c'était mon garçon, il fallait absolument que j'agisse.
Lyne, à propos de son fils qu'elle a sauvé des griffes des narcotrafiquants
Une fois arrivé en Guyane, Lyne se rend immédiatement à l'hôpital. Elle invente une excuse à l'infirmière pour sortir Alain, lui disant qu'elle veut simplement faire une promenade dans Cayenne. Tête baissée, elle entraîne son fils vers un taxi, son cœur battant la chamade face à l'incertitude de leur sort. "Je n'ai pas eu peur parce que c'était mon garçon, il fallait absolument que j'agisse," conclut-elle, résumant la force d'une mère face à l'adversité.







