Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déclaré le 5 mai que l'entreprise ne pourra pas maintenir son plafonnement sur les prix des carburants si une taxe sur les super-profits pétroliers est instaurée. Lors d'une interview accordée à la presse régionale, il a précisé que cette mesure découle des marges exceptionnelles générées par les activités de raffinage, qui pourraient rendre le groupe éligible à la surtaxe sur les grandes entreprises à partir de 2026.
Pouyanné rassure néanmoins sur l'approvisionnement estival, affirmant qu'il n'y aura pas de pénurie en France, malgré les fluctuations liées au contexte international. Ces commentaires surviennent alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé des ajustements nécessaires dans les dispositifs de soutien à l'économie face à la hausse constante des prix des carburants. Ce dernier a reconnu la situation économique difficile, exacerbée par des tensions au Moyen-Orient, et a promis un nouveau point d'évaluation tous les dix jours sur les excédents fiscaux générés par cette crise.
Lors d'une séance à l'Assemblée nationale, Lecornu a souligné l'importance d'adapter les aides pour soutenir l'activité économique tout en maintenant le cap, conscient que la réalité aujourd'hui nécessite une "changement d'échelle". Les économistes s'inquiètent et certains députés, comme Clémence Guetté de La France Insoumise, plaident pour une nationalisation temporaire de TotalEnergies afin de mieux contrôler les prix. Face aux critiques concernant la redistribution des richesses au sein de l'entreprise, Lecornu a souligné l'importance d'élever le débat sans tomber dans le "Total-bashing". Cette situation complexe et mouvante nécessite donc une attention particulière de la part des décideurs et des entreprises.







