Découvrez les événements en l'honneur d'André Labarrère, figure emblématique de Pau.
Le 16 mai 2006, André Labarrère, maire emblématique de Pau, disparaissait. Pour commémorer les 20 ans de sa mort, la ville va rebaptiser les Halles en son honneur, un hommage qui fait écho à son passé béarnais et à son intellect prestigieux.
Lors de sa première conférence de presse, Jérôme Marbot, le nouveau maire, a souligné l'importance de cet hommage. S'inspirant de Labarrère, qui a été maire de Pau de 1971 à 2006, Marbot affirme que son prédécesseur a marqué les esprits des Palois par son engagement et sa présence quotidienne dans la ville.
Marbot a exprimé son respect pour Labarrère, indiquant que son parcours, bien qu'il ne l'ait pas connu directement en tant qu'élu, l'a inspiré à devenir maire lui-même. « C'est le maire de ma ville, une figure qui a profondément influencé ma jeunesse », a-t-il déclaré.
« Rendre hommage à une figure aussi marquante est essentiel, car André Labarrère a su allier vision du progrès et proximité avec les habitants », a souligné Marbot. Il sera le premier à célébrer cet héritage lors d'une cérémonie au cimetière, suivie d'un concert par l'Orchestre de Pau Pays de Béarn (OPPB).
Le moment le plus symbolique de cet hommage sera le 26 juin, lorsque les Halles de Pau seront officiellement rebaptisées à son nom. « C'est lors du prochain conseil municipal, le 19 juin, que nous demanderons cette officialisation », précise le maire.
Un hommage chargé de sens
Le choix de renommer les Halles rappelle l’histoire de Labarrère, qui avait un lien profond avec sa mère, crémère dans ce lieu emblématique. Cela reflète également la dualité de sa vie entre ses racines béarnaises et son parcours académique. « Cette double identité a défini sa personnalité complexe », indique l’actuel maire.
Marbot souligne que Labarrère a transformé Pau en une ville dynamique avec des équipements à la hauteur des grandes métropoles, comme des clubs sportifs professionnels et un Zénith. Son legs reste très vivant : « Il a permis aux Palois de prospérer sans dépendre des grandes villes environnantes telles que Toulouse et Bordeaux », conclut-il.