À nouveau devant la justice, Nicolas Sarkozy doit faire face à des réquisitions de sept ans de prison et 300 000 euros d’amende dans le cadre de son procès en appel concernant le financement présumé libyen de sa campagne électorale. Ces réquisitions, identiques à celles formulées en première instance, soulignent la gravité des accusations pesant sur l'ancien président.
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Mercredi 13 mai, en quittant la salle d'audience, Nicolas Sarkozy semblait afficher une façade sereine, souriant et saluant les forces de l'ordre. Toutefois, l'atmosphère était tendue dans le tribunal alors que le réquisitoire, prononcé avec force, demandait une peine de sept ans de détention. Son avocat, Me. Christophe Ingrain, a rétorqué : "Il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la Libye. Nicolas Sarkozy est innocent".
Cependant, les avocats généraux sont restés fermes dans leurs propos. Ils ont affirmé que l'ex-président était bel et bien coupable d'association de malfaiteurs, de corruption, de recel, de détournement de fonds et de financement illégal de campagne. Durant trois jours d’audience, Nicolas Sarkozy a observé, le visage impassible, les magistrats, même lorsque l'un d'eux a évoqué le caractère indécent de ses actes qui auraient terni la fonction présidentielle. "Cette association de malfaiteurs se place au plus haut niveau de gravité que la République ait connue", a déclaré Rodolphe Juy-Birmann, avocat général.
Décision le 30 novembre 2026
La stratégie défensive de Nicolas Sarkozy, qui a tenté de reporter la responsabilité sur Claude Guéant, son ancien collaborateur, n'a pas obtenu l'adhésion de l'accusation. Il a suggéré que Guéant avait été piégé et même acheté par les Libyens. Néanmoins, les procureurs ont clairement établi que Sarkozy était le principal organisateur de ce financement occulté, affirmant qu'il était "l'instigateur des faits et non celui qui a laissé faire ses collaborateurs", comme l’a rappelé Sophie Maynard, avocate générale.
C'est au terme de six mois d'attente que Nicolas Sarkozy connaîtra son sort, avec un verdict prévu pour le 30 novembre de cette année. Les implications de cette décision sont immenses pour l'ancien président et pour l'image de la classe politique française.







