Le pape Léon XIV a entamé samedi une visite d'une semaine en Espagne avec un discours marquant au palais royal de Madrid, dans lequel il a dénoncé la polarisation, l'extrême droite et la discrimination. Selon La Vanguardia, le pape "n’a pas tardé" à adresser un message puissant tant à la société qu'aux décideurs politiques dès son arrivée sur le sol espagnol.
Devant les membres de la famille royale et les responsables politiques du pays, il a appelé à délaisser les discours qui divisent : "Il est essentiel de privilégier le dialogue et la réconciliation". Léon XIV a exprimé son souhait de "promouvoir une coopération plus profonde entre les diverses forces de cette nation" et a rappelé que "l'histoire de l'Espagne montre que c'est la culture du dialogue, et non de la confrontation, qui favorise la stabilité".
Remerciements à l’Espagne
Son discours, jugé "vraiment profond, dépassant le cadre ecclésiastique" par El Periódico, a également rendu hommage à l’Espagne pour sa "fidélité au droit international" et son "engagement en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples". Un retour d'ascenseur bienvenu pour le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, connu pour son opposition ferme aux conflits à Gaza et en Iran, et pour sa résistance face aux pressions de Donald Trump.
Avec sa critique de la polarisation et de l’extrême droite, ainsi que de "l'identitarisme" qui "peuplent le monde d'ennemis", Léon XIV a été perçu comme un "guide moral" par El País.
Veillée devant 500 000 personnes
Bien qu'il n'ait pas directement cité de partis politiques ni mentionné Donald Trump, son sermon était clair. Selon le quotidien madrilène, il n'entre pas dans les débats politiques directs mais défend des valeurs fondamentales tout en dénonçant ceux qui s'opposent à elles.
Après son discours initial, le pape a visité un centre pour sans-abri de Caritas, montrant son engagement envers les plus vulnérables, avant de terminer sa journée dans une veillée devant le stade Santiago Bernabéu, où se rassemblaient près de 500 000 personnes.
Par ailleurs, El Mundo a noté que le pape n'a pas évité le sujet délicat des abus sexuels au sein de l'Église – une problématique longtemps négligée. Lors de son vol vers Madrid, il a reconnu que ces violences demeurent une "blessure ouverte" et a intégré à son programme une rencontre avec des victimes.







