La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a sollicité lundi l'ajout à l'agenda parlementaire d'une "loi intégrale" transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles, en réaction à l'affaire Lyhanna.
"Je demande au gouvernement et au président de la République d'inscrire cette proposition de loi, signée par plus de cent députés, à l'ordre du jour de la session extraordinaire prévue soit en juillet, soit en septembre", a déclaré la députée Renaissance des Yvelines lors d'une conférence de presse.
La députée socialiste Céline Thiébault-Martinez a déposé en novembre avec une coalition de députés, tant de gauche que du gouvernement, un projet de loi ambitieux, comportant près de 80 articles. Ce projet s'inspire des 140 recommandations émises par la "coalition féministe pour une loi intégrale", regroupant de nombreuses associations.
"Les problématiques de ces violences sont systémiques", a insisté Mme Braun-Pivet. Ce texte répond à la nécessité d'une action globale touchant plusieurs domaines : justice, sécurité, éducation et bien d'autres. Le combat doit se mener sur tous les fronts, a-t-elle affirmé.
Dans ses déclarations, l'ancienne avocate a mis en avant la nécessité d'un travail transpartisan et a appelé à éviter que l'affaire Lyhanna ne soit utilisée à des fins politiques. "Ce sujet dépasse les clivages, il concerne l'ensemble de la nation", a-t-elle ajouté, entourée de députés soutenant la proposition.
En vue de préparer au mieux l'examen de cette loi, Mme Braun-Pivet a également indiqué sa décision de saisir le Conseil d'État pour obtenir un avis juridique sur les propositions. Cela garantira que le Parlement soit prêt à légiférer dès que le gouvernement jugera cela nécessaire.
Le Parlement devrait se réunir en session extraordinaire durant une partie des mois de juillet et septembre, sous la convocation du président de la République, qui définira les dates et l'ordre du jour.







