La direction d'Olatein a récemment communiqué son intention de cesser les activités de son usine à Dieppe, une décision qui concerne directement 37 employés. L'entreprise, spécialisée dans la production de protéines à partir de colza destinées à l'industrie agroalimentaire, fait face à des défis de marché croissants.
Dans un communiqué dévoilé le 8 juin 2026, Olatein a indiqué que « malgré des investissements significatifs et l'engagement collectif des équipes, le marché ne répond pas aux attentes ». La société a observé que la « croissance du secteur des protéines alternatives progresse plus lentement que prévu », ce qui remet en question la viabilité de ses opérations à Dieppe.
Une situation de travail insoutenable
Reynald Lampin, directeur du site, a déclaré : « La situation n'est plus tenable, et il est de notre responsabilité de faire preuve de lucidité : la demande du marché est trop faible pour garantir la pérennité du site. » Cette déclaration met en lumière la dureté des choix auxquels l'entreprise est confrontée.
L'usine, qui était déjà critiquée par les habitants pour des mauvaises odeurs, se trouve désormais au centre d'un débat sur l'impact environnemental et économique de ses activités. Les riverains avaient exprimé leurs préoccupations concernant les nuisances olfactives, ajoutant une tension supplémentaire à la situation.
Les experts s'interrogent désormais sur l'avenir des emplois dans cette région, déjà affectée par des fermetures industrielles. Selon un rapport d'Pôle Emploi, la région a enregistré une hausse des demandeurs d'emploi dans les secteurs touchés par des désinvestissements. L'accroissement de la précarité professionnelle pourrait affecter non seulement les salariés concernés, mais également le tissu économique local.
Cette annonce illustre les défis auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises dans un secteur en pleine mutation. La question qui se pose maintenant est : quelles solutions seront mises en œuvre pour soutenir ces employés dans cette période difficile ?







