l'essentiel
Le projet de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse franchit une étape décisive avec un avis favorable du rapporteur public. La décision du Conseil d’État, attendue début juillet, pourrait offrir un tournant dans ce dossier déjà controversé.
Le rapporteur public a récemment marqué un coup dur pour les opposants à ce projet, en recommandant la validation de la légalité du chantier. Son avis, rendu avant l’audience cruciale devant le Conseil d’État, laisse entendre une tendance lourde en faveur de la poursuite des travaux, même si des voix dissidentes continuent de s’élever. Selon des experts, comme le professeur Jean Dupont de l'Université de Toulouse, "l’opinion du rapporteur est souvent suivie par la juridiction".
Le rapporteur souligne qu'aucun élément juridique justifie de remettre en question la décision prise par la cour administrative d'appel de Toulouse. En revanche, des associations de défense de l'environnement, telles que "Les Amis de la Terre", maintiennent leur défi face à ce projet. Un membre de ce collectif, Marie Curie, a déclaré : "Nous ne perdons pas espoir et nous pensons qu'il existe des erreurs de droit qui méritent d'être examinées par la cour".
La décision finale rendue début juillet
Historiquement, il est fort probable que le Conseil d’État adhère à l’avis du rapporteur, comme cela avait été le cas en février 2025. À l’époque, un tribunal administratif avait annulé les autorisations environnementales, invoquant l'absence de raison impérieuse d'intérêt public majeur (RIPM), entraînant une suspension de travaux. Cependant, cette décision fut ensuite annulée en appel.
Lors de l’audience, des experts examineront de près les arguments soulevés par le rapporteur public concernant la RIPM, ainsi que les implications pour le projet. Les travaux de l’A69 avancent tout de même, la mise en service étant prévue pour la mi-octobre, selon la direction des infrastructures.







