L'équipe municipale récemment élue à Cherbourg-en-Cotentin a achevé un audit complet de ses équipements sportifs, et les résultats sont révélateurs : 75 % des 125 installations, allant des gymnases aux piscines, sont dans un état préoccupant.
Ludovic Fraize, adjoint au sport, a soulevé l'ampleur de la situation. "À l'heure actuelle, 75 % de nos installations sportives sont compromises et nécessitent une reconstruction ou même une démolition pour donner la place à d'autres projets, comme la création de logements ou l'aménagement paysager. Nous avons également besoin d'un plan pluriannuel d'investissements pour revitaliser les équipements existants. Cela inclut la remise à niveau des toits tous les 15 ans et des sols sportifs tous les cinq à six ans, des tâches qui doivent être budgétisées chaque année," a-t-il précisé.
Fraize a également mentionné des zones critiques : "Sur les 125 équipements, dix sont en zone rouge et devront être complètement démolis. Environ 40 à 45 autres nécessiteront d'importants investissements pour les remettre aux normes. Nous ne pensions pas que la situation était aussi désastreuse. "
Des gymnases qui prennent l'eau
Les installations les plus préoccupantes incluent le Cosec de Pontmarais à Tourlaville, vital pour plusieurs clubs et écoles environnantes, mais dont l'état est jugé alarmant. "Vous verrez vous-même l'état du gymnase : vieux tissus sous les buts, vitrages en plexi mal isolés, et des fuites fréquentes lors des intempéries. La piste d'athlétisme est également affectée. Notre objectif est de rénover ce lieu afin qu'il devienne un véritable espace communautaire, et pas seulement un gymnase rénové pour quelques millions d'euros," a-t-il déclaré.
Les autres équipements en détresse incluent le gymnase Lecanu à Equeurdreville-Haineville, et le gymnase des Vieilles Carrières. La municipalité prévoit de détailler une feuille de route d'ici la fin de l'année, bien qu'elle mette déjà en garde : toutes les rénovations ne pourront pas être réalisées durant un seul mandat.







