Les élèves de seconde, qui commenceront leur stage de deux semaines en milieu professionnel, doivent savoir qu'il s'agit avant tout d'une expérience d'observation. Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a réitéré l'importance de respecter cette consigne, surtout à la suite de tragiques incidents récents. Lors d'un point de presse à Paris, il a expliqué avoir contacté les chefs d'établissement à l'échelle nationale pour insister sur la nécessité d'informer les élèves des dangers potentiels inhérents aux stages.
« J’ai adressé un document aux élèves pour qu’ils le montrent à leur superviseur de stage, énonçant les règles fondamentales à suivre », a-t-il ajouté. Ce rappel s'avère crucial, d'autant que l'an dernier, un élève de 15 ans a perdu la vie, écrasé par un chariot élévateur durant son stage dans le secteur du BTP, un événement qui a déclenché une mission du gouvernement visant à garantir la sécurité des jeunes stagiaires. Les conclusions de cette mission n'ont pas encore été publiées.
Les parents expriment leurs inquiétudes
Les inquiétudes des parents sont grandissantes. Mustafa Ozcelik, vice-président de la FCPE, a déclaré : « Au cours des dernières années, nous avons comptabilisé au moins six décès d'élèves mineurs durant leurs stages ou formations ». Le père d'un lycéen tragiquement disparu lors de son stage a exprimé son indignation : « Les entreprises ne sont pas des garderies. Envoyer des jeunes sans préparation adéquate est inacceptable ». En soutien à ce sentiment, le député Paul Vannier a récemment proposé une loi visant à supprimer cette obligation de stage.
Depuis juin 2024, les élèves de seconde générale et technologique sont contraints de réaliser un stage, une initiative lancée par l'ancien ministre Gabriel Attal pour redynamiser le mois de juin scolaire. Selon les données du ministère, entre 90 et 95 % des adolescents ont participé à ce dispositif en 2025. Cependant, plusieurs syndicats réclament son annulation ou sa transformation en option, citant des préoccupations pédagogiques et de ressources. Agnès Andersen, du syndicat ID-FO, a fait remarquer : « C'est une charge supplémentaire pour les établissements ». Jean-Rémi Girard, représentant du Snalc, a affirmé que ce stage est « le moins encadré et le plus incertain », manquant d'un véritable intérêt pédagogique.







